Le petit monde de Damien

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Espace Culture › A écouter

Amateur de CD, ici seront postés les avis sur ceux qui m'ont le plus marqué. Alors disque d'or ou freesbee? La réponse sera ici.

Fil des billets - Fil des commentaires

mardi 1 décembre 2009

Devin Townsend Project - Addicted

1er Décembre :

cover_43423392009.jpg

J'avais évoqué la musique de Devin Townsend pour la dernière fois l'an dernier à l'occasion de son side-project "Ziltoid The Omniscient" paru en 2007. Depuis, fidèle à sa réputation, notre métalleux canadien a publié deux nouveaux disques, et comme sa marque de fabrique se reconnait à un rythme de production effréné, il prépare déjà une suite à la marionnette caféinomane, intitulée pour le moment ZTO2. On se demande bien comment il parvient à être aussi prolixe
Enfin, entre les deux, ce sont les album du Devin Townsend Project, une série de quatre disques dont le deuxième, Addicted vient de sortir. Initialement, cette quadrilogie devait sortir en une année. Selon le calendrier de parution, elle devrait finalement s'achever à la fin de l'année 2010. Après Ki, que vaut ce nouveau chapitre??

Lire la suite...

jeudi 5 novembre 2009

Guilt Machine - On This perfect day

gm_cover.jpg

Un nouveau départ

Guilt Machine, c'est le nouveau projet d'Arjen Lucassen, dont j'avais déjà chroniqué son œuvre majeure il y a quelque temps en arrière, c'est à dire sa saga Ayreon, dont le dernier opus, 01011001 semble pour le moment clôturer l'histoire. D'un côté, il était temps, tant le projet flirtait avec la démesure : il a fini par rassembler jusqu'à 17 chanteurs, dont pour certains les voix étaient dédoublées. Le temps de revenir à quelque chose de plus sobre (et accessoirement plus probable de voir un jour en concert) est arrivé. Et voici donc cette nouvelle galette...

Le line-up est beaucoup plus simple : une voix (Jasper Steverlinck, dont le groupe belge Arid n'est pas vraiment dans le style métal progressif), une lead guitar (Lori Linstruth), l'ex-batteur de Porcupine Tree (Chris Maitland), Arjen Lucassen se réservant le reste des instruments et quelques apparitions en voix secondaires.

Fini l'espace, place aux ténèbres

On This Perfect Day est composé de six pistes, pour une durée totale d'une heure de musique. Il s'agit de compositions plutôt longues, dont la durée dépasse pour la plupart les 10 minutes. La thématique de l'album change du tout au tout. Finies les épopées à travers le temps et l'espace, les quêtes du ménestrel Ayreon pour tenter de prévenir le monde de sa fin future, des rêves simulés par un Dream Sequencer et caetera et caetera... Cette fois-ci Lucassen a fait atterrir son vaisseau et s'intéresse à quelque chose de beaucoup plus communs avec cet album dont les paroles laissent entrevoir un univers beaucoup plus sombre voire glauque par moments. Ce qui rappellera par moment les thématiques développées par Riverside sur ses trois premiers albums. A la lecture des morceaux comme Over ou Leland Street expriment les regrets d'un passé révolu, de la descente aux enfers d'un individu. Bref, c'est un album à l'atmosphère très sombre et glaciale. En revanche, point de concept album tel que nous nous étions habitués du temps de la saga Ayreon. L'album mérite toujours autant d'être écouté au calme et de bout en bout, mais cette fois-ci point de personnages, de dialogues, de fil conducteur apparents, si ce n'est ces messages enregistrés en plusieurs langues ressassant eux aussi cette épaisse mélancolie.

Musicalement, on retrouvera pas mal d'éléments appartenant aux albums d'Ayreon, notamment certains arrangements de claviers (dont les bons vieux synthés analogiques au son si caractéristique, notamment sur Perfection). La mandoline et le violoncelle sont toujours de la partie sur certains morceaux, ce qui permettra à l'ayreonaute de se retrouver en terrain connu dès les premières écoutes. Cette accessibilité se retrouvera bien entendu largement facilité par le retour à plus de sobriété de la part de Lucassen dans ses compositions et épargnant les multiples écoutes pour saisir toutes les couches musicales d'une seule et même piste. Pour coller à cette ambiance poisseuse et froide, des sons sourds en introduction de chaque morceaux donnent un sens au nom du projet "Guilt Machine". Ces coups sourds, au rythme rapide et régulier font penser à une énorme machinerie industrielle, mécanique bien huilée et insensible, sons qui rappellent un peu ceux présent à l'ouverture et la fermeture de 0101101. C'est d'ailleurs en grande partie l'illustration du booklet accompagnant le disque. Somme toute, Arjen Lucassen distille à nouveau un métal progressif de très bonne facture alternant les parties lentes et les lourds riffs de guitare électrique, plus les quelques passages instrumentaux réglementaires sans verser dans la démonstration de virtuosité. Musicalement, l'expérience Ayreon a permis à Arjen Lucassen de proposer pour Guilt Machine le nectar de son génie de composition
Le liant le plus notable de cet album sera la voix de Jasper, qui réalise de véritables merveilles. Là où nous apprécions sur les différents albums d'Ayreon l'intervention de chanteurs de groupes connus (dont James Labrie de Dream Theater par exemple), le pari d'une seule voix change complètement la donne. Une voix, mais quelle voix! Tour à tour douce, cristalline, plaintive, forte et élancée, elle fait entrevoir à l'auditeur un panel d'émotions. Qui plus est le timbre de Jasper n'aurait rien à envier, pour la comparaison à celui de Freddie Mercury, Pour un chanteur initialement pas porté sur le genre particulier métal progressif, il s'en sort particulièrement bien, donnant tout le liant nécessaire à ce premier opus On This Perfect Day pour en faire une réussite. Installez-vous confortablement, positionnez votre casque, sélectionnez la première plage et laissez-vous aller. La voix de Jasper est là pour vous porter

Mention CD5

Une idée de ce que ça peut donner? Jetez un oeil au trailer officiel :

mardi 18 août 2009

Dream Theater - Black Clouds And Silver Linings

black-clouds.gif

Une nécessaire remise en question

Bon nombre de commentateurs voire de fans jugeaient le groupe de métal progressif le plus emblématique sur le retour depuis Octavarium, qui en dépit du morceau éponyme de 25 minutes et du concept tournant autour du chiffre 8 n'était finalement que moyennement convaincant, la faute à certains morceaux que même U2 n'aurait pas renié (I walk beside you par exemple). Après les gros succès de Metropolis Pt2 et l'expérimental Six degrees of innet turbulence, marquant tous deux l'apogée du groupe, puis du très bruyant Train of Thought, avec plus de 20 ans d'existence au compteur, il devient difficile de se renouveler. On pourrait considérer Octavarium et Systematic Chaos comme une sorte de traversée du désert, durant lesquelles le groupe cherche à se renouveler et quelque peu innover, tant la concurrence sur le créneau se fait sentir. N'a-t-on jamais entendu parler d'un groupe dont les compositions ou la technique pourraient s'apparenter à Dream Theater? Ainsi, Systematic Chaos reste lui aussi un album bien fignolé, de la production métallique comme sait nous en donner Dream Theater, mais manquant singulièrement d'âme au fur et à mesure du temps (à l'exception du In the presence of enemies et de The dark eternal night),

« L'est pas beau notre bébé? »

Ainsi, pour le dernier opus publié fin juin dernier, Mike Portnoy avait annoncé la couleur, le groupe ayant décidé de redonner un coup de lustre et de décapant sur ses compositions :

« Bien... D’habitude, je n’aime pas trop révéler ce qui se passe en studio par crainte de spéculation et d’analyses. Mais là, j’avais vraiment envie de partager ma joie avec vous. Donc voilà, ça y est, je viens de terminer l’enregistrement de la batterie pour notre futur album. Normalement, je ne donne jamais de descriptions des chansons, des titres, des longueurs, etc. Je dirai juste ceci : imaginez un album de DT avec "A Change Of Seasons", "Learning To Live", "Pull Me Under" et "The Glass Prison". Tout sur un même album. Pourriez-vous vous en remettre?»

Ainsi nait Black Clouds And Silver Linings, qui dans son édition digipack a la bonne idée de comporter trois CD. L'album, bien entendu, mais aussi les mêmes morceaux en instrumental seulement, pour les allergiques à la voix de James LaBrie ou bien ceux qui souhaitent tirer la quintessence des instruments comme d'habitude exploités à haut niveau. Enfin, petit bonus non négligeable, le troisième CD est un ensemble de reprises que le groupe a enregistré pendant l'élaboration de son album. Ils étaient coutumiers du fait sur d'anciens albums tels A change of seasons avec le morceau sobrement intitulé The big Medley, et cela fait toujours un bonus appréciable pour qui veut entendre ce que pourraient donner de grands groupes une fois passés à la moulinette des techniciens. C'est ainsi le cas pour Stargazer de Rainbow, (qui donne vraiment envie d'écouter l'original), de Queen, King Crimson et Métallica.

Les vieux pots, les bonnes soupes

Au nombre de six, les morceaux rappellent la bonne vieille habitude du groupe, à savoir se sentir à l'aise à l'approche ou une fois passée la barre des 10 minutes. Ainsi, on trouvera deux grosses masterpieces, respectivement de 15 et de 19 minutes en entrée et en dessert. Puis des compositions qui durent au minimum 5 minutes, pour un total de 75 minutes. C'est un peu la première marque de fabrique, des CD bien remplis, en donnant à l'auditeur au moins pour son argent. C'est triste à dire, mais c'est déjà ça.
La première chanson, A nightmare to remember est certainement celle sur laquelle le plus d'attention de l'auditeur se reporte, avide de savoir si Dream Theater a passé la vitesse supérieure ou reste à végéter quelque peu comme les productions précédentes. C'est pour cela que l'on retrouve quelques recettes aguichantes, entendues dans Metropolis Pt2, avec l'inclusion de sons d'ambiance. De même, les premières mesures ne sont pas tout de suite une cascade de notes bonnes à épater la galerie, mais une petite mélodie lancinante au clavier. Avec les sons d'orage en fond, on sent que la thématique de la chanson ne va pas être joyeuse. Puis viennent les autres instruments, dont la musique fait penser à celle des films d'épouvante, et passé cette introduction, la machine de guerre habituelle prend le relais, avec les riffs taillés à la serpe et les rythmiques endiablées. A nightmare to remember est un morceau évoquant un accident de la route dans lequel John Pettruci a été impliqué. Vient ensuite A Rite of Passage, qui est sans conteste un des morceaux les plus accessibles, presque taillé pour la radio en dépit de sa durée. Le riff principal fait penser à Home sur Metropolis Pt2. Dans le cas de Wither, c'est la chanson qui ne restera pas vraiment dans les mémoires. Cette ballade est plutôt quelconque et fait passer à la suite, en l'occurrence le final d'un feuilleton commencé depuis Six Degrees Of Inner Turbulence, à savoir le fameux chemin de croix des Alcooliques Anonymes, qui se termine avec The Shattered Forteress. Cette chanson met un terme final à la saga, qui, épisodes cumulés dure environ 50 minutes. Nul doute que l'on y aura droit aux prochains concerts. La construction du morceau emprunte des boucles et des riffs des épisodes précédents et en ordre décroissants, ce qui fait que le morceau se termine comme The Glass Prison avait commencé. The Best of Times est une chanson entrainante en hommage au père de Mike Portnoy, disparu cette année. Enfin, la dernière chanson, The Count of Tuscany, dure presque 20 minutes et donne dans l'épique, relatant une rencontre peu agréable et évoquant les problèmes des jugements trop hâtifs envers les autres. La particularité tient dans ce long passage atmosphérique aux deux tiers du morceau, qui refait penser à l'introduction d'Octavarium. Elle fait baisser la tension, mais introduit forcément des longueurs, jusqu'aux dernières mesures épiques.

Au total Black Clouds and Silver Linings est un album de bonne facture dont la durée de vie devrait être plus longue que les deux précédents albums. Cela faisait quelques années qu'on attendait un retour un peu plus prog du côté de Dream Theater, contrat rempli.

MentionCD4

dimanche 28 juin 2009

Mastodon - Crack The Skye

Crack The SkyeAutant le dire d'entrée de jeu, ce troisième album de Mastodon (après Leviathan et Blood Mountain) est une petite merveille musicale. Le groupe pourtant relativement jeune démontre une nouvelle fois sa maîtrise et sa qualité artistique. Crack The Skye serait en quelque sorte un concept-album, comme ceux que j'ai chroniqué récemment (voir Eleonore de The Black Noodle Project, Ziltoid The Omniscient de Devin Townsend ou bien toute la série des Ayreon, d'Arjen Lucassen, lequel a poussé le principe jusqu'au bout). Il s'agit de la quête d'un enfant capable de faire des voyages astraux, qui, lors d'une session s'est retrouvé coupé de son enveloppe charnelle. Son objectif est donc de pouvoir réintégrer son corps. Tout un programme qui semble sur le papier particulièrement lourd à digérer et difficile à raconter. Et pourtant dès les premières mesures, le décollage est immédiat et le voyage vous retiendra pendant les cinquante minutes que durent l'album. D'ailleurs, il serait même prévu qu'une sorte de film suivant cette histoire soit tourné, le groupe ayant à priori un scénario de science fiction et ne cherchant qu'un producteur.

Mastodon délivre un métal progressif particulièrement bien ciselé, aux compositions complexes et précises, lesquelles captivent littéralement l'oreille. Crack The Skye est le type d'album qui ne pourrait pas s'écouter en lecture aléatoire ou bien piste par piste, mais bel et bien d'un bout à l'autre. C'est une des clés pour apprécier l'album à sa juste valeur et sentir la progression dans les compositions. De Oblivion à The Czar, celle-ci est particulièrement sensible.
Puisqu'on parle de The Czar, celle-ci est le point central de l'album (et au vu du titre, vous aurez deviné que c'est par elle qu'apparaît dans le concept Raspoutine). Mais comme il s'agit de Mastodon, il n'y a pas une masterpiece, mais deux. The Last Baron est le morceau qui parachève l'ensemble de l'album. Du haut de son petit quart d'heure progressif, il repousse les limites de The Czar, laquelle durait déjà 10 bonnes minutes. Sur cette dernière piste, on a l'occasion d'entendre en gest .. le chanteur de Neurosis (un autre excellent groupe de métal progressif) venir pousser quelques cris rauques, là où le chant de .. est plus lyrique (notamment le « Don't stay, run away » sur The Czar).

Musicalement, le son de Mastodon a toujours été très technique et d'une qualité de production sans trop d'équivalents. Sur Crack The Skye, c'est bien entendu un sans faute. En dépit d'une construction des morceaux particulièrement complexe, le groupe de cède pas à la surenchère démonstrative ou les solos de guitare relevant du « branlage de manche » comme certains groupes seraient capables de le faire (insérez ici quelques groupes de power metal).

Crack The Skye est donc le type d'album que tout amateur de métal progressif se doit d'avoir dans sa bibliothèque et dont l'intérêt restera durable au fil du temps. Pour qui découvre Mastodon, Crack The Skye en dépit de son concept qui pourrait passer pour capillotracté ou de sa qualité technique difficile à égaler est la meilleure porte d'entrée pour découvrir le groupe.

lundi 16 mars 2009

The Black Noodle Project - Éléonore

eleonore.jpg

Découvert au festival Crescendo, en même temps que Karcius, The Black Noodle Project est un jeune groupe de rock progressif français (cocorico!). Enfin jeune, il a quelques albums au compteur et quelques années de bouteille. Mais au regard d'autres formations, The Black Noodle Project fait partie des groupes montants.

L'objet que nous avons entre les mains aujourd'hui est leur troisième album paru en septembre 2008. Sobrement baptisé Éléonore, la pochette de l'album laisse apercevoir une petite fille aux traits inspirés par le style manga au milieu d'une forêt plutôt hostile. C'est le cas, puisque les sept pistes qui composent ce disque sont autant de chapitres d'un conte, en deux mots, nous avons à nouveau un Concept Album devant nous.

"Les contes de fées sont tout à fait raisonnables" (Gilbert Keith Chesterton)

Cette citation traduit un peu le but du groupe, à savoir mettre en musique un conte, écrit pour l'occasion par Jérémie Grima, guitariste et chanteur du groupe, intitulé Eléonore et le livre interdit. L'histoire raconte la vie d'une jeune fille, Éléonore, vivant avec ses parents dans une grande maison au fin fond d'une forêt, laquelle recèle un trésor pour elle, des monceaux de livres. Vient un jour par le plus fracassant des hasards où ses parents finissent par quitter ce monde, Commence alors pour Eléonore une quête pour tenter à tout prix de les ramener à la vie. En fouillant dans son grenier, elle découvre le Livre Interdit, grimoire mentionnant l'emplacement d'un Pays des Rêves, lequel endroit pourrait réaliser son désir le plus cher. Se mettant en route de plus en plus profond en forêt, elle traverse différentes contrées plutôt hostiles et tombe au milieu d'une intrigue triangulaire : elle rencontre successivement les Dévoreurs, qui mangent les arbres pour produire du combustible pour les Saigneurs, puis les Sans-Cœur, nom d'un peuple qui s'arrache le cœur pour le donner aux Saigneurs pour les défendre contre les Dévoreurs. A chaque fois, elle rencontre l'Idole, une créature au service des Saigneurs qui monte les Sans-Cœurs contre les Dévoreurs et inversement. La politique que voulez-vous, et Eléonore se retrouve au milieu de ce panier de crabes, avec en sa possession un Livre Interdit, convoité par les Saigneurs... La suite, je ne la révèlerai pas, à vous de la trouver.

Des influences de groupes sur le créneau du métal progressif

Avant Eléonore, The Black Noodle Project proposait aux oreilles une musique d'inpiration Pink Floydienne, force est de constaté qu'avec cet album, les choses sont plus corsées. Pas au point d'aller titiller la virtuosité d'un poids lourd tel Dream Theater, néanmoins, la tentative d'insuffler des guitares plus saturées contribue à l'ambiance plus lourde suivie par le conte. On se surprend à retrouver des passages que l'on jurerait pris de chez Porcupine Tree (le break à la fin de Awareness, que l'on peut retrouver notamment sur Fear of a blank planet). Comme le découpage de l'histoire suit les différents états d'esprits de l'héroïne (Sorrow, Hope, Fear, Awareness, Resistance, Escape, Deliverance), on pourrait qualifier cet album comme appartenant au genre atmosphérique. Cette ambiance concourt au déroulement l'histoire. Toutefois, si la qualité de la production est là, les musiques ne rentrent pas forcément dans la tête et on sent par moment un goût d'inachevé, où il manquerait la petite épice pour rehausser la saveur de l'album. A noter que pour ceux qui auront acheté le CD, vous pourrez trouver le conte originel en français et en anglais ainsi que deux sets de photos du groupe. Trop rare pour ne pas être signalé en ces temps d'Albanullerie aigüe...

Mention :CD3

- page 1 de 4