Le petit monde de Damien

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jeudi 10 décembre 2009

ZombieLand

10 décembre

J'ai enfin réussi à aller voir ce film que n'importe quel fana de Left 4 Dead ou de Hordes. Bon pas besoin de trop raconter l'histoire, tant une majeure partie du film est prévisible, les gags se détectent rapidement, on sent les chutes à deux kilomètres à la ronde... Mais on s'en fout complètement parce que c'est l'éclate totale.
Comme d'habitude, les zombies ont rasé toute la planète, comme d'habitude, il y a quelques survivants qui traînent et qui, curieusement tentent à chaque fois de rester vivant. Là où ça change, ce sont les personnages. Un ex-no-life couard mais prudent, une tête brûlée prête à défoncer tout ce qu'il peut trouver, pour peu qu'il mette la main sur une certaine variété de friandises et deux gamines qui n'ont pas froid au yeux, capables de mener au doigt et à la baguette n'importe qui.
L'ensemble du film est une apologie des gros SUV américains et de la prolifération d'armes, pour peu qu'on sache s'en servir. Mais surtout, on ne peut s'empêcher de rire devant les différents moyens de mettre un zombie à terre, devant les différents conseils de survie (bien servis par ce qu'il faut faire et ne pas faire) et bien entendu devant les scènes de carnages toutes aussi bourrinistes les unes que les autres.

Bien entendu, le film dure pas longtemps (une heure vingt), ne bouffe pas de neurones, mais vous assure d'un bon moment de divertissement, et c'est le principal qu'on lui demande!

mardi 1 décembre 2009

Devin Townsend Project - Addicted

1er Décembre :

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J'avais évoqué la musique de Devin Townsend pour la dernière fois l'an dernier à l'occasion de son side-project "Ziltoid The Omniscient" paru en 2007. Depuis, fidèle à sa réputation, notre métalleux canadien a publié deux nouveaux disques, et comme sa marque de fabrique se reconnait à un rythme de production effréné, il prépare déjà une suite à la marionnette caféinomane, intitulée pour le moment ZTO2. On se demande bien comment il parvient à être aussi prolixe
Enfin, entre les deux, ce sont les album du Devin Townsend Project, une série de quatre disques dont le deuxième, Addicted vient de sortir. Initialement, cette quadrilogie devait sortir en une année. Selon le calendrier de parution, elle devrait finalement s'achever à la fin de l'année 2010. Après Ki, que vaut ce nouveau chapitre??

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vendredi 13 novembre 2009

L'imaginarium du Dr Parnassus - Terry Gillam

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L'imaginarium du Dr Parnassus, c'est un film que je ne me destinais pas à voir au départ, peu d'informations ayant filtré jusqu'à sa sortie (je ne me rappelle même pas l'avoir vraiment remarqué lors des interminables sessions de bandes-annonces précédant la projection)... Que ce fut une grossière erreur de ne pas l'avoir vu! Voila, comme ça tout est dit, j'en suis ressorti tout simplement enchanté. Maintenant, développons un peu le propos

De la couleur, de l'absurde, de la vie dans ce monde froid

L'histoire de L'imaginarium du Dr Parnassus commence dans un Londres contemporain dans lequel déambule une troupe de saltimbanques complètement anachronique, proposant un tour où les spectateurs volontaires doivent passer à travers un miroir en papier argenté. Au delà, ils se retrouvent dans un univers composé par leur imagination, grâce au pouvoir du Dr Parnassus. Ce qui n'est pas sans risques, car le bon vieux docteur garde en lui un lourd secret. Mille ans plus tôt, il parie avec le Diable et gagne l'immortalité. Qu'il échange plus tard contre la jeunesse et l'amour. La seule condition, c'est que sa fille née grâce à cet échange devrait lui appartenir le jour de ses 16 ans. Et voila que quelques jours avant la date anniversaire, le Malin se rappelle à son bon souvenir sous la forme d'un dandy à la fine moustache, Mr Nick. Et avec un nouveau pari, une course contre la montre pour tenter de la sauver. Au fur et à mesure de cette course effrénée, l'imaginarium entraîne avec lui des personnages particulièrement hauts en couleur, dont un étranger, nommé Tony qui semble autant vouloir aider la troupe en peine que se protéger de quelque chose le menaçant...
Ecrit notamment par Terry Gillam (un des membres du célèbre groupe Monty Python), l'imaginarium mêle plusieurs influences, dont Alice au pays des Merveilles pour les univers chamarrés et limités uniquement à l'imagination de tout à chacun, Faust pour tous les dangereux paris avec le Diable et bien entendu la sauce absurde des Monty Pythons, période Flying Circus (sssssssss). Les transitions brutales de l'environnement de l'autre côté du miroir pourront faire penser aux déplacements dans les Ombres des personnages du cycle des Princes d'Ambre

Tournage difficile et acrobaties

Le plus gros écueil que la genèse du film a du traverser, c'est la disparition d'Heath Ledger (détenteur d'un Golden Globe pour sa performance dans Batman comme Joker complètement déchaîné), qui jouait le rôle de Tony alors qu'il restait trois semaines de tournage, principalement celles en studio pour les scènes de l'autre côté du miroir. Ce qui a permis par une certaine astuce d'introduire trois acteurs en remplacement, à savoir Johnny Depp, Jude Law et Colin Farell pour jouer le rôle de Tony à chaque fois qu'il traverse le miroir. En cela, L'imaginarium est un touchant hommage à l'acteur et les "doublures" s'intègrent remarquablement bien à l'image. La disparition d'Heath Ledger a imposé toutefois une certaine réécriture du scénario, mettant alors brutalement en porte-à-faux son personnage sur la fin du film. On notera aussi la prestation de Tom Waits en Diable particulièrement maniéré aux effets comiques ainsi que celle de Lily Cole, nouvelle actrice issue du mannequinat.
Visuellement parlant, le contraste entre les lieux mornes, glauques de Londres et de sa banlieue et l'imaginaire que chacun peut développer est particulièrement poignant, grâce aux mondes virtuels. On surprendra quelques images classiques, telles la montagne aux marches immenses et surtout une transposition en trois dimensions des animations en papier collé du Fliying Circus : jeux sur la perspective, déformation du rapport de taille entre personnes et objets, personnages dans le personnage (Yo Dawg!) etc. On trouvera des effets spéciaux qui n'avaient pas été vus depuis un petit moment (par exemple, dans le générique de Demain ne meurt jamais), tels les éclats de miroir reflétant des images dans tous les sens un peu à la façon d'un pavé des glaces complètement déréglé.
Il y a également une critique de la perte d'imagination de l'homme moderne, surtout dans la première partie du film, où par moquerie ou par inattention totale, des individus passent devant le théâtre chamarré sans un regard. Sans parler de la séquence dans un quartier chic avec toutes les riches bourgeoises n'accordant que de l'intérêt à la valeur des choses. Un avertissement peut être?

Pour ce côté conte de fées moderne, doublé d'un hommage à un excellent acteur, on ne peut qu'apprécier L'imaginarium du Dr Parnassus

jeudi 5 novembre 2009

Guilt Machine - On This perfect day

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Un nouveau départ

Guilt Machine, c'est le nouveau projet d'Arjen Lucassen, dont j'avais déjà chroniqué son œuvre majeure il y a quelque temps en arrière, c'est à dire sa saga Ayreon, dont le dernier opus, 01011001 semble pour le moment clôturer l'histoire. D'un côté, il était temps, tant le projet flirtait avec la démesure : il a fini par rassembler jusqu'à 17 chanteurs, dont pour certains les voix étaient dédoublées. Le temps de revenir à quelque chose de plus sobre (et accessoirement plus probable de voir un jour en concert) est arrivé. Et voici donc cette nouvelle galette...

Le line-up est beaucoup plus simple : une voix (Jasper Steverlinck, dont le groupe belge Arid n'est pas vraiment dans le style métal progressif), une lead guitar (Lori Linstruth), l'ex-batteur de Porcupine Tree (Chris Maitland), Arjen Lucassen se réservant le reste des instruments et quelques apparitions en voix secondaires.

Fini l'espace, place aux ténèbres

On This Perfect Day est composé de six pistes, pour une durée totale d'une heure de musique. Il s'agit de compositions plutôt longues, dont la durée dépasse pour la plupart les 10 minutes. La thématique de l'album change du tout au tout. Finies les épopées à travers le temps et l'espace, les quêtes du ménestrel Ayreon pour tenter de prévenir le monde de sa fin future, des rêves simulés par un Dream Sequencer et caetera et caetera... Cette fois-ci Lucassen a fait atterrir son vaisseau et s'intéresse à quelque chose de beaucoup plus communs avec cet album dont les paroles laissent entrevoir un univers beaucoup plus sombre voire glauque par moments. Ce qui rappellera par moment les thématiques développées par Riverside sur ses trois premiers albums. A la lecture des morceaux comme Over ou Leland Street expriment les regrets d'un passé révolu, de la descente aux enfers d'un individu. Bref, c'est un album à l'atmosphère très sombre et glaciale. En revanche, point de concept album tel que nous nous étions habitués du temps de la saga Ayreon. L'album mérite toujours autant d'être écouté au calme et de bout en bout, mais cette fois-ci point de personnages, de dialogues, de fil conducteur apparents, si ce n'est ces messages enregistrés en plusieurs langues ressassant eux aussi cette épaisse mélancolie.

Musicalement, on retrouvera pas mal d'éléments appartenant aux albums d'Ayreon, notamment certains arrangements de claviers (dont les bons vieux synthés analogiques au son si caractéristique, notamment sur Perfection). La mandoline et le violoncelle sont toujours de la partie sur certains morceaux, ce qui permettra à l'ayreonaute de se retrouver en terrain connu dès les premières écoutes. Cette accessibilité se retrouvera bien entendu largement facilité par le retour à plus de sobriété de la part de Lucassen dans ses compositions et épargnant les multiples écoutes pour saisir toutes les couches musicales d'une seule et même piste. Pour coller à cette ambiance poisseuse et froide, des sons sourds en introduction de chaque morceaux donnent un sens au nom du projet "Guilt Machine". Ces coups sourds, au rythme rapide et régulier font penser à une énorme machinerie industrielle, mécanique bien huilée et insensible, sons qui rappellent un peu ceux présent à l'ouverture et la fermeture de 0101101. C'est d'ailleurs en grande partie l'illustration du booklet accompagnant le disque. Somme toute, Arjen Lucassen distille à nouveau un métal progressif de très bonne facture alternant les parties lentes et les lourds riffs de guitare électrique, plus les quelques passages instrumentaux réglementaires sans verser dans la démonstration de virtuosité. Musicalement, l'expérience Ayreon a permis à Arjen Lucassen de proposer pour Guilt Machine le nectar de son génie de composition
Le liant le plus notable de cet album sera la voix de Jasper, qui réalise de véritables merveilles. Là où nous apprécions sur les différents albums d'Ayreon l'intervention de chanteurs de groupes connus (dont James Labrie de Dream Theater par exemple), le pari d'une seule voix change complètement la donne. Une voix, mais quelle voix! Tour à tour douce, cristalline, plaintive, forte et élancée, elle fait entrevoir à l'auditeur un panel d'émotions. Qui plus est le timbre de Jasper n'aurait rien à envier, pour la comparaison à celui de Freddie Mercury, Pour un chanteur initialement pas porté sur le genre particulier métal progressif, il s'en sort particulièrement bien, donnant tout le liant nécessaire à ce premier opus On This Perfect Day pour en faire une réussite. Installez-vous confortablement, positionnez votre casque, sélectionnez la première plage et laissez-vous aller. La voix de Jasper est là pour vous porter

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Une idée de ce que ça peut donner? Jetez un oeil au trailer officiel :

Away We Go - Sam Mendes

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Ailleurs... mais pas ici!

Verona et Burt forment un couple de trentenaires atypique. Lui, sous son apparence de barbu à lunettes épaisses travaille dans les assurances par téléphone. Elle, avec ses origines indiennes travaille comme illustratrice indépendante. Lui veut se marier, elle refuse du fait qu'elle ne voit pas l'intérêt de l'opération, préférant un couple libre à l'ensemble de ce décorum. Ils habitent dans une baraque quelque peu croulante pas loin des parents de Burt. Arrive le jour où ils conçoivent un enfant et commencent à se poser la question de l'endroit où ils pourraient l'élever. D'autant que les parents de Burt, seuls futurs grands parents ont décidé de partir deux ans en Belgique, un mois avant la naissance, au prétexte que c'est un projet qui leur tenait à cœur depuis longtemps. Devant ce qu'ils considèrent comme un acte purement égoïste, Burt et Verona décident eux aussi de s'établir un périple pour voir s'il ferait mieux vivre ailleurs. De Phoenix à Montreal en passant par Madison ou Miami, d'anciennes connaissances de fac, de membres de la familles ou d'anciens collègues, en voiture, en train ou en avion, Burt et Verona vont en voir de toutes les couleurs...

D'autres lieux, d'autres styles de vie

La principale trame de l'histoire, en plus du lieu idéal pour élever leur enfant, ce sont les questionnements et les doutes qui harcèlent le jeune couple sur les principes d'éducation qu'ils vont transmettre. Et le changement d'air leur fait aussi voir ce qu'il faut (surtout) ne pas faire. Entre les gniards tendance futurs obèses vulgaires et ignorants, ceux élevés par des extrémistes de la pensée zen se voulant totalement alternatifs, mais finalement élitistes et bornés (occasionnant une scène jouissive pour une histoire de poussette), on se dit que notre couple n'est vraiment pas aidé. Il y a aussi les modèles qui les séduisent réellement telle cette famille composée d'enfants adoptés totalement épanouis et dont les parents semblent former le couple idéal. De ville en ville, d'amis en membres de la famille, ils se retrouvent confrontés aussi aux turbulences que peuvent rencontrer un ménage. Absence de désir, désillusions, divorce, pertes de repères, tels sont les écueils auxquels Burt et Verona se voient confrontés.
Ils peuvent également constater le rapport de chacun face à l'enfantement. Entre ceux qui annoncent de but en blanc "mais qu'est-ce que tu es grosse!" et qui s'attardent sur des considérations d'ordre physique (sur la taille de leur bonnet de soutien-gorge par exemple) ou ceux qui voient en cette étape de la vie le plus beau cadeau qui puisse être fait, le spectre des réactions est particulièrement large. De région en région, ils peuvent faire la liste des gens qui compteraient vraiment pour eux et décider si oui où non ils s'installeraient à leurs côtés.

Un autre film sur le couple, mais bien plus joyeux

Après les Noces Rebelles, où le sujet du film était ce couple au bord de l'abîme. Dans la foulée avec Away we Go, c'est sur une note beaucoup plus joyeuse que le spectateur voyage avec ce couple quelque peu atypique. Pour ce film, point de stars hollywoodiennes, mais des acteurs issus de la télévision (John Krasinsky joue dans "The Office" et Maya Rudolph dans une émission satyrique, "Saturday Night Live"). Ce choix apporte une certaine fraicheur, dédramatise complètement l'histoire et rend le voyage plus plaisant. D'ailleurs dans le genre Road Trip, les scènes de voyage ne sont pas trop longues, juste émaillées de séquences humoristiques (Burt consolant Verona a sa manière en rajoutant des caisses, ou le moyen de s'assurer du bon rythme cardiaque du bébé par exemple). Ce grand barbu toujours plein d'allant et cette femme sûre d'elle et des choix qu'elle compte prendre. En tout cas, l'heure et demi de bobine passe sans encombres et l'on quittera la salle avec le sourire.

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