Le petit monde de Damien

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Geek This! › Buzz buzz buzz

Parce que sur Internet les battements d'ailes de papillon deviennent des tsunamis, voici dans cette catégorie les plus beaux buzz de la Toile

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vendredi 11 décembre 2009

Le pire risque, c'est d'avoir l'air vraiment con!

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11 décembre

A nouveau l'UMP fait parler d'elle au moyen d'une vidéo. Cette fois-ci pas vraiment pour la polémique, ils ont été bien servis depuis la rentrée. Cette fois-ci, ce sont les jeunes populaires (a.k.a les jeunes de l'UMP, qui a dit "antinomique"?) qui ont voulu faire un coup de pub en sortant une vidéo mettant en scène militants et membres du gouvernements ou stars se déhanchant sur une musique de Luc Plamondon (Tous ceux qui veulent changer le monde) avec en clou du spectacle Gilbert Montagnié au volant d'un 4x4. Tourné pendant l'université d'été de Seignogosse (en même temps que la plus que célèbre blague sur les Auvergnats), le clip a demandé soit-disant 500 heures de travail, chiffre faisant suggérer à certains utilisateurs de Twitter que Le Lipdub de l'UMP a nécessité 500 h de travail. Déduction : travailler + ne veut pas dire travailler mieux.... Eh oui triste constat.

La vidéo en elle même tente de faire passer l'UMP pour quelque chose de moderne. Tout au plus, ils montrent qu'ils savent faire les clowns, parce que culturellement, la France n'est pas du tout réceptive à ce genre de vidéos beaucoup plus à même de faire perdre des points de santé mentale à n'importe quel enquêteur sur Cthulhu que de susciter l'admiration de ses pairs. Déjà, il s'agit d'un lipdub (en gros, mimer les paroles d'une chanson, mettre une chorégraphie dessus et synchroniser avec la chanson originale). Le mot en lui-même existe depuis 2006 et a été repris à un peu toutes les sauces. C'est surtout un genre qui est utilisé par delà de l'Atlantique, avec des résultats plutôt réussis tel celui de l'Université de Hochschule Furtwangen en Allemagne réalisé par des étudiants des médias digitaux. Eh oui, déjà y a de la maîtrise... Pas comme chez nous!

University Lipdub (HS Furtwangen) from DASKAjA on Vimeo.

Les principales différences? déjà, choisir une musique correcte. Je voudrais pas être méchant, mais Plamondon, c'est un poil ringard. Voire même, correction, en France, y a pas grand chose en musique potable... Ah si, Ultra Vomit (faut dire que quand ils font des chansons comme "Judas Prost" ou "Je collectionne les canards (vivants)", ça a quand même plus de classe, non?). Ensuite, la chorégraphie n'est pas en rythme, à l'envers pour certains, Frédéric Lefebvre vous dessine un cœur avec les doigts (!), et tout le monde s'affiche en chemisette avec le pull ump autour du cou... Tous les arguments pour faire un flop... Mais quel flop!
Enfin bref, qui plus le clip n'a pas été réellement validé, propulsé sur Internet et qui plus est, dévoilé avant l'heure par Guy Birenbaum (Le Post), il a plus suscité de rires et de moqueries qu'autre chose, certains arguant qu'on n'avait pas autant rigolé depuis le Joomla de Ségolène Royal. Le coup de grâce, c'est Luc Ferry, ancien ministre de l'Education à la disparition aussi rapide que le Titanic lors du premier gouvernement Raffarin (qui s'est retiré de la politique depuis, bien lui en a pris) qui le porte, en dénonçant "un clip dégoulinant de bêtise". Pour le coup il n'a pas tort :

Si votre cerveau et votre santé mentale ne craignent rien, jetez un oeil, c'est de la haute "qualitaÿ"

Et pendant ce temps, on oublie les débats autrement plus importants sur l'identité nationale, le "Grandemprunt" et autres sujets sur lequel les politiques feraient mieux de se concentrer...

vendredi 5 juin 2009

Hou la menteuse, c'est une vraie teigneuse!

castafiore_morano.jpg

S'il n'y avait pas eu la fonction "commentaires" sur les sites de partage de vidéos, quel n'aurait pas été le succès et le déclencheur de magnifiques buzz. Cette fois-ci, c'est Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la Famille qui en fait à nouveau les frais. On peut ne pas supporter le personnage, sa communication et son mode d'expression que l'on pourrait qualifier de rageurs, ses sorties frisant la paranoïa (la fameuse Police Internationale de l'Internet et son soutien de groupie au président de la République, Nicolas Le Petit. Bien entendu avec les commentaires sur Internet, la sensation de semi-confidentialité est irrésistible et il est fort tentant d'aller exprimer de citoyen à élu, sa pensée primaire, sans diplomatie ni formes alambiquées. Ce qui a donné très rapidement des sobriquets ("nadine la poissonière" par exemple, pour qualifier son franc parler) et les sempiternelles insultes que nous ne reproduirons pas céans, vous savez où les trouver.

Il y a quelques mois en arrière, Nadine Morano a demandé, il y a quelques mois, que soient identifiés tous les malandrins qui ont osé porter atteinte à sa dignité (c'était pas gentil pour les poissonnières tout de même). Le résultat est qu'une quinzaine de personnes ont été identifiées par leur adresse IP, adresse dont on rappellera le fait qu'elle n'est pas juridiquement une preuve suffisante, dont une mère de famille qui a été poursuivie pour avoir posté Hou La menteuse!... Comparé aux insultes d'un acabit bien plus profond des autres commentaires, on se demande un peu pourquoi elle est comprise dans le lot. Surtout que cette petite phrase renvoie plutôt à une magnifique chanson de Dorothée Hou la menteuse, elle est amoureuse!, chanson des années 1980 aux paroles particulièrement profondes... Enfin bref, après les gamins de 6 ans et de 10 ans interpelés pour un soit-disant vol de vélo, voici un exemple supplémentaire de la judiciarisation extrême de notre pays. La Justice a quand même d'autres choses à faire que de s'occuper de ce genre de commentaires dignes de la cour de récréation d'école primaire. Problème, ce sont des citoyens temporairement (et j'insiste sur le temporairement) élus, et qui avec le pouvoir se croient intouchables.


A ce point, c'en est tout simplement consternant. Mais à ce petit jeu, les internautes sont très forts puisqu'ils postent en masse (presque deux commentaires à la seconde) la phrase maudite pour jeter encore plus l'oppobre et la disproportion de l'action peu avisée de Nadine Morano...

jeudi 7 mai 2009

La première victime d'Hadopi se trouve chez TF1

Tour_TF1.jpg

Le plus beau buzz depuis le début de la discussion sur la loi dite "Création et Internet" instaurant la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet, devançant largement le point Godwin de Christine Albanel, et le recours à OpenOffice, (suite bureautique de qualité gratuite qui évite à ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter Office de le pirater) comme Pare-feu (alias Firewall, programme censé surveiller les connexions entrantes et sortantes afin d'empêcher l'entrée ou la sortie d'informations venant de sites ou de programmes malveillants), voici la première personne souffrant d'une suspension liée à cette loi. Bon, je reconnais, c'est tout à fait tendancieux comme accroche, sachant que la loi n'est pas (encore, remercions Copé et son armée de députés godilots zombies) votée et encore moins appliquée. Néanmoins, ce fait divers reflète une tendance peu glorieuse de notre beau pays. Après l'affaire du SMS vous apportant 24h de garde à vue dans une cellule insalubre, voici l'histoire de Jérôme Bourreau, travaillant à TF1 (chaine privée française spécialisée dans le vidage de cerveau dont on sait qu'elle est parvenue par des accointances hautes placées à torpiller France Télévisions sur les spots de publicité et qui s'en mord les doigts à présent) comme responsable du pôle innovation Web de TF1. Cette histoire nous est révélée par le quotidien Libération, qui y consacre une page entière et tease l'information depuis hier soir (depuis, l'article complet a été mis en ligne). Au mois de février dernier, il rédige un mail à partir de son adresse courriel privée à Françoise de Panafieu, députée candidate malheureuse à la mairie de Paris pour lui expliquer en quoi il se trouvait en désaccord avec la loi Création et Internet défendue alors à l'Assemblée Nationale.
Comme il est d'usage quand on ne connait pas trop le dossier, c'est de demander un argumentaire "à ceux qui savent", c'est à dire en l'occurrence ici au Ministère de la Culture. Et paf, surprise, début mars, Jérôme Bourreau est convoqué par sa hiérarchie, puis reçoit sa lettre de licenciement mi-avril pour l «divergence forte avec la stratégie» (de TF1). On croit rêver quand on lit ces lignes, il me semble pourtant que la liberté d'opinion est un droit garanti par notre Constitution non? Qui plus est à partir d'une correspondance privée. Et TF1 ne s'en cache pas :

le groupe y reproche à son salarié son mail à Panafieu « par lequel [il] fais[ait] valoir, en tant que salarié du groupe, [son] hostilité au projet de loi Création et Internet». «Cette correspondance nous est parvenue via le cabinet du ministre de la Culture qui l’a adressée le jour même à la société TF1.»"

Reste à savoir qui au ministère a été suffisamment zélé (et inconscient pour envoyer ce mail de but en blanc à la direction de TF1. Un acte de délation que Frédéric Lefebvre (toujours aussi inspiré dans sa médiocrité) ne renierait pas, ce dernier ayant déclaré de but en blanc que la dénonciation est un devoir républicain! Cette "affaire" fait tache d'huile sur Internet, puisqu'en interrogeant Google, on repère déjà 56 900 occurrences sur le moteur de recherches. Cela fait donc une nouvelle pierre en plus pour le Titanic Hadopi, qui bien lesté entre les cailloux semés par l'opposition, l'énorme rocher que représente l'amendement 138 revoté dans le cadre de la directive dite "Paquet Télécom" et toutes les casseroles trainées par ce projet moribond, ne devrait plus tarder à sombrer.

vendredi 17 avril 2009

Hadopiiiii c'est finiiiiii!

peau-ours.jpg

Vous vous rappelez il y a quelques semaines de The Hadopi Song? Eh bien son auteur a récidivé, cette fois ci en reprenant l'air de Capri c'est fini pour chanter l'adoption sans difficultés majeures du projet de loi visant à protéger la Création sur Internet. Oui, sauf qu'entretemps nous avons eu le coup de théâtre et l'attaque au rideau qui ont fait que tout le discours de la vidéo suivante est hors sujet; car enregistrée en avance...
D'ailleurs, la même mésaventure a frappé le Point, qui avait publié et dans l'édition papier et sur son site internet les articles confirmant la nouvelle. Les contingences du bouclages me direz-vous, et ce qui confirme bien l'adage de ne pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Certains s'en mordent les doigts et ont eu les oreilles qui sifflent depuis (Ici, ou )


Hadopi, c'est fini from jcfrog on Vimeo.

jeudi 12 mars 2009

Le buzz, l'e-reputation, soyez prudent amis internautes

buzz-awards1.jpg

Via Brainsfeed
Voici un documentaire de la RTBF, intitulé Wild wild web sur les mécanismes du buzz sur Internet, à travers plusieurs exemples, notamment l'histoire des photos de Laure Manaudou, les propos d'Alain Duhamel, le fameux "Casse-toi pauvre con" de notre président préféré, sans parler de tous les autres exemples plus ou moins révélateurs. Petites phrases, images volées, vidéos prises sur le vif, grâce aux caméras intégrées aux téléphones portables, mise en ligne quasi-instantanément. L'immédiateté et la spontanéité du Réseau des réseaux donne des répercussions immenses à des épiphénomènes. Internet peut mettre à mal l'e-reputation de tout à chacun en très peu de temps. Comme le dit André Santini au cours du documentaire, le Off, c'est fini!.

En effet, l'architecture des blogs, les rétroliens, les passages de relais font qu'un élément déclencheur atteint son paroxysme dans les 24 à 48 heures. A titre d'exemple, prenez la fameuse histoire de Frédéric Lefebvre et le Web 2.0. Un temps cette personnalité peu glorieuse était pressentie comme le futur secrétaire d'Etat à l'Economie numérique. En tout cas jusqu'à cette fameuse interview sur BFM Tv. Montée en épingle sur des forums, sur les réseaux sociaux, la petite vidéo a probablement eu son effet.
Tout à chacun peut avoir son quart d'heure de gloire, comme l'annonçait Andy Warhol. Sauf qu'avec Internet, l'effet est à double tranchant : buzz positif ou buzz négatif. En général, le second est plus fréquent, et bien moins contrôlable. Pour preuve, le dernier exemple en date porté avec panache par Kenny Glenn et son pauvre greffier. Mais la principale cause d'un buzz reste l'utilisateur lui même, grisé par les fonctions de partage. Parfois à outrance, où un utilisateur divulgue toutes ses informations personnelles en connaissance de cause. L'exemple le plus marquant a été l'article du Tigre, détaillant l'ensemble de la vie d'un internaute, Marc L., reconstituée à partir de toutes ses traces mises en ligne de lui même.

Sans transition, le documentaire de 55 minutes

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