Le petit monde de Damien

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Geek This! › Le fil rouge dans la fiche bleue...

Dans cette catégorie se trouveront les billets concernant les OS du Bien et les bidouillages informatiques plus ou moins probable...

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mercredi 22 avril 2009

Lève-toi et Boot! (partie 3)

Après avoir fait les préparatifs, place au plus gros chantier, la mécanique. Il s'agissait avant tout de faire un peu de ménage (virer la poussière avec un aspirateur et un gonfleur de matelas pneumatique, de quoi faire voler la poussière), puis désosser la seconde machine, en extraire la carte son, la mémoire et le processeur, et faire de même de l'autre côté. Ca demande une petite soirée tranquille, un bon tournevis cruciforme (à tête aimantée de préférence) et un petit brin de patience.

Les mains dans le cambouis

Démonter le Pentium II d'origine a été assez rigolo aussi, n'ayant jamais vraiment touché à cette pièce et ayant subi une certaine résistance, il a fallu que je vire l'alimentation et la carte graphique pour vraiment avoir la place pour mes gros doigts boudinés pour mieux comprendre le système de rétention et tout enlever sans rien péter. En effet, quand on regarde, les photos de l'intérieur d'un PC "moderne", on constate que la forme du processeur a changé plusieurs fois de suite. Initialement carrés sur un "socket" (toutes les séries tels que les 286, 386, 486, Pentium et Pentium MMX), le processeur est apparu avec la génération des Pentium II et des premiers Pentium III sous la forme d'un boitier à enficher sur un slot, comme une carte d'extension. Enfin, pas pour longtemps, puisque deux ans plus tard, on revenait au format sur socket classique, format qui persiste depuis. Pour maintenir à la verticale cette carte processeur, il fallait adjoindre à la carte mère un système de rétention de part et d'autre du slot. Lequel comporte des embouts à manipuler avec précaution pour désengager le processeur. Patience et délicatesse, ce sont deux bouts de plastique. Enfin, une fois les deux processeurs libérés, leur installation est beaucoup plus simple en effet. Au chapitre des surprises : les barrettes de mémoire vive initialement présentes dans le PIII ne représentaient pas 512 mo (2x256), mais 256 (2x128), donc en ajoutant la troisième barette de 128 mo, je dispose d'un total de 384 mo au lieu des 600 et quelques prévus (mais ça peut se corriger très facilement). L'assemblage initial des éléments du boitier a été particulièrement foireux au niveau des vis : je comprends maintenant pourquoi le lecteur de CD-ROM vibrait à l'utilisation. Normal, juste une vis pour le tenir c'est court, alors qu'il y en avait 4 pour le lecteur de disquettes, cherchez l'erreur... C'était l'occasion de rééquilibrer tout ça Autre surprise liée à une erreur de ma part. J'ai jamais monté de lecteur carte mémoire auparavant et je me suis rendu compte que la carte usb2 que j'ai acheté ne présente pas de connecteur 9 pins (prise à présent standard sur toute bonne carte mère récente, mais pas sur nos bonnes vieilles machines). Donc je ne l'ai pas montée en attendant de corriger la bourde.
Le reste du matériel n'a pas posé de grandes difficultés, mise à part la lutte avec les nappes IDE (les câbles gris) qui ne se laissent guère manipuler comme on le souhaite. Le ventilateur Noctua (en beige et rouge) et ses picots de fixation en silicone pour limiter les vibrations est à monter avant l'alimentation, afin d'avoir la place pour passer la main dessous (occasionnant un nouveau démontage-remontage du bloc). Au final, à l'intérieur on avait ça :

entrailles.jpg

et à l'extérieur, ça :

tower-end.jpg

Contact !

Étape suivante, l'épreuve du bouton "power", en apparence aucuns problèmes, processeur bien détecté et à la bonne fréquence, disque dur détecté, mis à part un bon gros bloquant : un des slots de mémoire vive ne répond pas, ce qui fait qu'on n'avait que 192 mo de détectés... Donc, à nouveau démontage, et remplacement de la carte mère par la P3b-F. Cette fois ci aucun problème, si ce n'est le processeur détecté à 600 mhz. On verra plus tard pour le reste, c'est le moment d'installer un système d'exploitation sur le disque dur tout neuf. Un partitionnement plus tard et nous voila sous Windows 2000. Nostalgie quand on revoit démarrer ce qui allait être les bases de Windows XP. Pas de problèmes avec les - vieux - disques de pilotes de la carte graphique ainsi que de la carte wifi, la machine est opérationnelle mais elle servira pour les vieux jeux. La suite du challenge c'est d'installer un OS linux (et de persister à s'en servir, le double boot étant souvent une "excuse" pour rester sur le bon vieux Windows. Mais ça c'est une longue aventure pleine de rebondissements et c'est pour plus tard.

samedi 18 avril 2009

Lève-toi et Boot! (partie 2)

Le matériel enfin récupéré, passons aux choses sérieuses. La première grosse étape est de flasher le bios de la carte mère. Allez, déjà avec cette phrase j'ai largué tout le monde. En gros il s'agit de mettre à jour le programme qui contrôle les paramètres de la carte mère, un petit bout de fichier de rien du tout, et pourtant une aventure au long cours...

Debout Old Timer!

Avant toute chose il y avait une petite chose à régler : la carte mère perdait la boule à chaque démarrage, la faute à sa pile bouton bien fatiguée, laquelle n'était plus assez puissante pour maintenir les options et paramétrages du bios en place (cette pile se recharge plus ou moins lorsque la machine est allumée, vu que ça n'a pas été trop le cas durant les cinq dernières années, je vous laisse imaginer). Résultat, la machine se croyait en 1998 avec un processeur totalement différent de celui installé. Un changement de pile plus tard, un petit pour remettre les paramètres comme il faut, et en avant pour l'aventure du flash. Mettre à jour le bios n'est pas une opération anodine, il s'agit d'une étape durant laquelle il faut espérer ne pas avoir de coupures de courant ou d'interventions intempestives sur l'interrupteur de la machine (chat, frère, mère, grand mère etc.), au risque de bricker la machine (dans le sens qu'après un problème comme celui-là, l'ordinateur devient aussi utile qu'une brique). Avant tout, cela impose de rechercher les pilotes sur le site du constructeur (rapide et facile quand vous avez la référence exacte de la carte), puis de les copier sur une disquette. Ah la disquette. Le problème c'est pas d'en retrouver une ou deux au fond d'un tiroir, s'est de se remémorer le temps où on n'avait que ça pour s'échanger les données. Au temps des clés usb, retrouver la patience de lire des disquettes, ça fait un peu bizarre. Enfin bref, une extraction du programme pour mettre à jour le bios et sa copie depuis un ordinateur disposant à la fois du couple Internet + lecteur de disquette, hop on peut revenir sur notre patient.

All your brain is belong to me

Configuration du bios pour démarrer directement sur le lecteur disquette, test mémoire et ...

Remplacez les disques. Appuyez sur une touche pour redémarrer

Haha, elle n'est pas bootable (l'ordinateur n'a pas vu un système d'exploitation à charger depuis la disquette) cette andouille. Bon, c'est pas grave, on retire et on laisse l'antique Windows 95 se secouer les puces. Le temps de retrouver une autre disquette et de relancer le formatage avec les fichiers systèmes cette fois. Et une fois le bon vieux prompt DOS avec notre disquette contenant le programme de flash. une petite commande (le nom de l'exécutable suivi du nom du fichier pour flasher) et nous voila sur un écran très austère.
Backup du bios

Curieusement le programme propose de sauver le bios précédent sur la disquette. Il va bien jusqu'au bout mais ne termine pas. Ok, reset et on recommence cette fois-ci en programmant directement. Une petite appréhension au moment d'appuyer sur le "y", puis il n'y a plus qu'à laisser faire.
Ecriture du bios

Puis redémarrer une fois terminé. Hop, et un passage de la version 3.3 à la version 3.10. La différence entre ces deux versions tient surtout dans le support matériel notamment des processeurs Pentium III, la suite du programme réside à présent dans une opération à cœur ouvert!

Lève-toi et Boot! (partie 1)

frankenstein3.jpg

Aaah, l'informatique. La course permanente à la puissance, encore aujourd'hui, l'évolution exponentielle des performances tous les dix-huit mois, ça en a laissé des machines sur le carreau. Justement dans ma chambre traine une de ces veilles reliques, laquelle n'a pas eu la chance de connaître une évolution la maintenant au top. Forte de ses près de dix ans, elle prenait la poussière et finissait même par perdre la boule. Et plutôt que de s'en débarrasser ou de la reléguer au fond d'un placard, pourquoi ne pas lui redonner un semblant de vie et d'utilité? Ici commence une série sur les expériences "frankenstein" visant à ressusciter une veille machine et lui redonner un semblant de vie. Je sais également qu'une partie des quelques lecteurs qui passent ici n'ira pas au delà de ce paragraphe, mais pour les autres... commençons par faire le tour du propriétaire.

Y a quoi dans la boîte?

A la base, il s'agit d'une machine montée en 1997, laquelle comprenait un Pentium II 266, 32 mo de SDRAM, un disque dur de 4.3 go et une carte graphique PCI, le tout sous un Windows 95 plantogène. Elle a tout de même entretemps évolué : un peu plus de mémoire par ci, une nouvelle carte graphique par là (Geforce 2 MX sur AGP un nouveau bloc d'alimentation pour remplacer celui qui a cramé, une nouvelle carte mère parce que la précédente à lâché du jour au lendemain, bref, une machine bigarrée qui n'a pas connu les joies de l'Internet en 56k. Puis génération suivante cinq ans plus tard et une machine bonne pour prendre la poussière un peu plus loin.

L'avantage d'avoir eu quelques pièces de changées, c'est que finalement les choses ne sont pas si noires que ça. La carte mère notamment (une MSI 6163 pro) est bien taillée pour supporter des processeurs plus récents que le bon vieux pentium II.

carte mère câbles et boxon
La difficulté restait à dénicher la perle rare, un Pentium III Coppermine sur Slot 1 qui soit accepté par la carte mère (tous ne le sont pas forcément). Ce processeur, c'est un ami qui me le fournit (en se débarrassant d'une de ses veilles tours avec des petites merveilles dedans), ce qui fait que je me retrouve à présent avec deux tours et suffisamment de pièces pour faire des mélanges et créer une machine plus homogène. Un peu comme le docteur fou de Frankenstein..

les deux tours 

Et on ajoute quoi?

En l'état actuel des choses, il manquait quelques pièces supplémentaires pour que la machine fonctionne tel que je le souhaite : un poste bureautique "light" sous Linux et avec le wifi (la machine sera un étage au dessus du routeur et hors de questions de tirer un câble à travers la dalle de béton) et la possibilité d'utiliser les technologies de transfert récentes (dont clés USB 2 et cartes mémoire). Par ailleurs le pauvre disque dur est bien trop petit pour supporter un système Linux plus quelques documents voire un peu de musique. Et puis tant qu'à faire autant prévoir un ventilateur supplémentaire vu que le boitier va être plus rempli (plus de cartes d'extension). Au final, je devrais obtenir quelque chose comme :

  • Carte mère MSI 6163 pro
  • Pentium III 800 mhz
  • 512 mo de SDRAM (768 max)
  • Disque dur 160 go + 4.3 go
  • Carte graphique Geforce 2MX
  • Carte son SB 128 PCI
  • Carte Wifi OvisLink
  • Carte USB 2.0
  • Carte SCSI ISA (pour branchement d'un scanner)
  • Lecteur de cartes mémoire USB2, Lecteur CD-Rom 24x
  • Alimentation 300w

Quelque chose de suffisant pour aller sur Internet et faire un peu de bureautique. Et pour faire fonctionner Francky, deux systèmes d'exploitation : Windows 2000 pour les vieux jeux qu'on pourrait avoir envie de ressortir (Midtown Madness 1 et 2, toute la série des Myst etc. etc.) et surtout Xubuntu pour tout le reste (version 8.10 pour commencer). Normalement il ne devrait pas y avoir trop de problèmes de compatibilité avec le matériel. Comme on dit : y a plus qu'à!

Le bazar...