Le petit monde de Damien

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jeudi 10 décembre 2009

ZombieLand

10 décembre

J'ai enfin réussi à aller voir ce film que n'importe quel fana de Left 4 Dead ou de Hordes. Bon pas besoin de trop raconter l'histoire, tant une majeure partie du film est prévisible, les gags se détectent rapidement, on sent les chutes à deux kilomètres à la ronde... Mais on s'en fout complètement parce que c'est l'éclate totale.
Comme d'habitude, les zombies ont rasé toute la planète, comme d'habitude, il y a quelques survivants qui traînent et qui, curieusement tentent à chaque fois de rester vivant. Là où ça change, ce sont les personnages. Un ex-no-life couard mais prudent, une tête brûlée prête à défoncer tout ce qu'il peut trouver, pour peu qu'il mette la main sur une certaine variété de friandises et deux gamines qui n'ont pas froid au yeux, capables de mener au doigt et à la baguette n'importe qui.
L'ensemble du film est une apologie des gros SUV américains et de la prolifération d'armes, pour peu qu'on sache s'en servir. Mais surtout, on ne peut s'empêcher de rire devant les différents moyens de mettre un zombie à terre, devant les différents conseils de survie (bien servis par ce qu'il faut faire et ne pas faire) et bien entendu devant les scènes de carnages toutes aussi bourrinistes les unes que les autres.

Bien entendu, le film dure pas longtemps (une heure vingt), ne bouffe pas de neurones, mais vous assure d'un bon moment de divertissement, et c'est le principal qu'on lui demande!

jeudi 5 novembre 2009

Away We Go - Sam Mendes

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Ailleurs... mais pas ici!

Verona et Burt forment un couple de trentenaires atypique. Lui, sous son apparence de barbu à lunettes épaisses travaille dans les assurances par téléphone. Elle, avec ses origines indiennes travaille comme illustratrice indépendante. Lui veut se marier, elle refuse du fait qu'elle ne voit pas l'intérêt de l'opération, préférant un couple libre à l'ensemble de ce décorum. Ils habitent dans une baraque quelque peu croulante pas loin des parents de Burt. Arrive le jour où ils conçoivent un enfant et commencent à se poser la question de l'endroit où ils pourraient l'élever. D'autant que les parents de Burt, seuls futurs grands parents ont décidé de partir deux ans en Belgique, un mois avant la naissance, au prétexte que c'est un projet qui leur tenait à cœur depuis longtemps. Devant ce qu'ils considèrent comme un acte purement égoïste, Burt et Verona décident eux aussi de s'établir un périple pour voir s'il ferait mieux vivre ailleurs. De Phoenix à Montreal en passant par Madison ou Miami, d'anciennes connaissances de fac, de membres de la familles ou d'anciens collègues, en voiture, en train ou en avion, Burt et Verona vont en voir de toutes les couleurs...

D'autres lieux, d'autres styles de vie

La principale trame de l'histoire, en plus du lieu idéal pour élever leur enfant, ce sont les questionnements et les doutes qui harcèlent le jeune couple sur les principes d'éducation qu'ils vont transmettre. Et le changement d'air leur fait aussi voir ce qu'il faut (surtout) ne pas faire. Entre les gniards tendance futurs obèses vulgaires et ignorants, ceux élevés par des extrémistes de la pensée zen se voulant totalement alternatifs, mais finalement élitistes et bornés (occasionnant une scène jouissive pour une histoire de poussette), on se dit que notre couple n'est vraiment pas aidé. Il y a aussi les modèles qui les séduisent réellement telle cette famille composée d'enfants adoptés totalement épanouis et dont les parents semblent former le couple idéal. De ville en ville, d'amis en membres de la famille, ils se retrouvent confrontés aussi aux turbulences que peuvent rencontrer un ménage. Absence de désir, désillusions, divorce, pertes de repères, tels sont les écueils auxquels Burt et Verona se voient confrontés.
Ils peuvent également constater le rapport de chacun face à l'enfantement. Entre ceux qui annoncent de but en blanc "mais qu'est-ce que tu es grosse!" et qui s'attardent sur des considérations d'ordre physique (sur la taille de leur bonnet de soutien-gorge par exemple) ou ceux qui voient en cette étape de la vie le plus beau cadeau qui puisse être fait, le spectre des réactions est particulièrement large. De région en région, ils peuvent faire la liste des gens qui compteraient vraiment pour eux et décider si oui où non ils s'installeraient à leurs côtés.

Un autre film sur le couple, mais bien plus joyeux

Après les Noces Rebelles, où le sujet du film était ce couple au bord de l'abîme. Dans la foulée avec Away we Go, c'est sur une note beaucoup plus joyeuse que le spectateur voyage avec ce couple quelque peu atypique. Pour ce film, point de stars hollywoodiennes, mais des acteurs issus de la télévision (John Krasinsky joue dans "The Office" et Maya Rudolph dans une émission satyrique, "Saturday Night Live"). Ce choix apporte une certaine fraicheur, dédramatise complètement l'histoire et rend le voyage plus plaisant. D'ailleurs dans le genre Road Trip, les scènes de voyage ne sont pas trop longues, juste émaillées de séquences humoristiques (Burt consolant Verona a sa manière en rajoutant des caisses, ou le moyen de s'assurer du bon rythme cardiaque du bébé par exemple). Ce grand barbu toujours plein d'allant et cette femme sûre d'elle et des choix qu'elle compte prendre. En tout cas, l'heure et demi de bobine passe sans encombres et l'on quittera la salle avec le sourire.

jeudi 24 septembre 2009

District 9 (Neil Blomkamp)

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Gentils humains contre affreuses bestioles,

Dans le cas d'un film opposant extraterrestres et humains, le classique hollywoodien veut qu'une ou plusieurs soucoupes de très grande taille viennent se stationner au dessus de grandes villes d'Amérique ou d'Europe pour ensuite semer la destruction, la terreur et la mort et anihiler notre petite planète remplie d'êtres fragiles et insignifiants. S'ensuit généralement la réponse héroïque de l'armée, généralement bien aidée d'un civil qui aurait eu quelques neurones de plus que les autres. Bien entendu le tout finit dans un feu d'artifice grandiose, l'humanité et les valeurs de la société en place sont sauvées, il ne reste plus qu'une fois de plus à tout reconstruire et que tout redevienne comme avant. Vous aurez reconnu ici le représentant même de ce type de film, Independance Day la série des Alien et quelques unes de ses variantes ou parodies (et notamment Mars Attacks! ou Starship Troopers).

District 9 et la mise en abyme de l'histoire de l'Afrique du Sud

La première originalité de taille avec District 9 réside dans le lieu de l'action. Hors de l'influence formatée des blockbusters hollywoodiens, le vaisseau ne se stationne ni en Amérique ni en Europe, mais au dessus de Johannesburg en Afrique du Sud. Pas d'aliens belliqueux, mais une colonie en perdition suite à une panne de leur engin, qui se retrouve parquée dans des baraquements de fortune derrière des murs d'enceinte.
On retrouve un parallèle avec l'histoire du pays (notamment l'apartheid, les révoltes des townships, la mainmise de groupes armés à l'intérieur du District exploitant la crédulité et la relative pacificité des aliens (ils disposent d'armes destructrices, mais ne comptent pas s'en servir). Surnommés les pranks ou crevettes en raison de leur apparence écailleuse, leurs multiples petites pinces et leur tronc étroit par rapport à leur poitrail, les Crevettes ne sont plus vraiment les bienvenues sur Terre. Tout le monde veut les voir disparaître de la cité où ils sont accusés de tous les maux. Le projet de les déplacer dans un campement à plusieurs dizaines de kilomètres de leur bidonville originel se met en place et c'est ainsi que s'ouvre le film, sous la forme d'un documentaire revenant sur les évènements qui ont eu lieu durant cette opération de transfert. Elle se présente sous la forme d'interviews de membres de la société d'armement militaire et de recheche biotechnologique (cherchez l'erreur) en charge de la gestion du District 9 entrecoupées de flash d'actualités et de la profession de foi de l'homme en charge de diriger ce transfert, Wikus Van de Merwe, initialement employé lambda propulsé à ce poste principalement en raison de son mariage avec la fille du président de la boîte.
Sur place, il doit faire signer un formulaire notifiant l'expulsion à chaque habitant du District 9, en s'adressant à eux comme à des indigènes ("tu poses ta griffe là"), usant et abusant de ruses pour parvenir à ses fins. C'est l'occasion également pour lui de montrer les découvertes plus ou moins ragoutantes que recèlent les baraqueements. Des caches d'armes, des installations chimiques précaires, du matériel informatique etc. Par inadvertance, il manipule un spray qui l'asperge d'un liquide noirâtre. C'est à partir de ce moment que le film s'anime et il s'est déjà écoulé une heure de bobine.

Du faux documentaire au film d'action efficace

Au fur et à mesure, Wikus se rend compte qu'il a touché à quelque chose de particulièrement nocif, et il ne parvient plus à le dissimuler. Alors qu'il fait un malaise devant toute sa famille et amis, il est transporté à l'hopital pour examens, et devant des yeux médusés, il s'aperçoit qu'il devient progressivement un alien. Son ADN ayant changé, il devient capable d'utiliser les armes aliens, lesquelles refusaient de fonctionner entre des mains autres que celles des Crevettes. Devenu un cobaye de laboratoire, il se retrouve face à la cupidité de son entreprise, prête à le sacrifier pour avoir accès à la technologie alien. Alors qu'il est à deux doigts de se faire disséquer, il parvient à prendre la fuite et à rejoindre finalement le seul endroit où il pourrait être en relative sécurité, le District 9. S'ensuit alors une course contre la montre et un véritable jeu de cache cache entre Wikus et les paramilitaires prêts à tout dévaster sur leur passage, sans oublier des factions nigérianes à l'intérieur du District (qui cherchent également par leurs croyances animistes à s'approprier le pouvoir des aliens) chacun tentant de remettre la main sur l'infortuné Wikus.
A partir de ce moment, le film révèle plus son côté action, bien servi par les effets spéciaux d'une bonne facture, notamment pour l'intégration des aliens dans l'environnement réel, les déflagrations particulièrement spectaculaires des armes d'une technologie supérieure sans oublier les vaisseaux spatiaux. En cela, District 9 mérite les critiques que la presse cinéma lui a adressé. En plus de l'absence de grands noms (il s'agit du premier grand rôle pour l'acteur qui joue le personnage principal), en plus d'un budget relativement serré ($30 millions contre $75 millions pour Independance Day pour ne citer que lui) ainsi que du renouvellement du genre, le film brosse un portrait des personnages qui oublie le manichéisme habituel : pas de gentils humains contre de vilains aliens. Tout le monde y va de sa versatilité et navigue à vue selon ses intérêts, Wikus le premier, qui, fanfaronnant et se moquant à chaque fois qu'il pénètre dans les différents taudis, est obligé de réviser en urgence son jugement au fur et à mesure que sa condition d'humain se modifie. Bien entendu certains personnages ne changent pas de but, mais ça leur portera forcément préjudice.

Des portes de saut spatial grandes ouvertes...

... pour une voire plusieurs suites. la quantité d'informations révélées dans les 10 premières minutes du film laissent une quantité de questions à laquelle District 9 ne répond pas. Comment le vaisseau est-il arrivé sur Johannesbourg, pourquoi les aliens étaient malades à l'arrivée sur Terre etc. De même, le final du film laisse obligatoirement supposer que s'il y a un budget (et vu le succès, ça ne serait pas inimaginable), il pourrait y avoir un deuxième District voire un troisième. Il ne m'est pas possible d'en parler sans révéler la fin du film, la meilleure chose que vous puissiez faire si vous voulez comprendre de quoi je veux parler, allez apprécier ce film à sa juste valeur.

jeudi 21 mai 2009

Tellement Proches (Eric Toledano, Olivier Nakache)

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Je l'ai vu, vous le verrez

Ce n'est pas tous les jours qu'on a la chance d'assister à des avant-premières de films, je remercie par avance Melia qui a pu dégoter le bon tuyau pour une projection au Forum des Images hier soir. Tellement Proches, réalisé par Eric Toledano et Olivier Nakache sort sur tous les écrans de France et de Navarre le 17 juin prochain, et autant tuer le suspense tout de suite, c'est une excellente comédie qui je l'espère connaîtra un franc succès dès sa diffusion au public.

Il met en scène Vincent Elbaz (Le Dernier Gang) Isabelle Carré (Musée Haut, Musée bas), François-Xavier Demaison (Coluche, l'histoire d'un mec) et Omar Sy (le SAV des émissions) dans une histoire tout autant déjantée que familiale. De l'aveu des réalisateurs, c'est un film qui est difficile à résumer, voire quasiment impossible. Mais essayons tout de même : deux sœurs, un frère, pour certains leurs couples, leurs enfants et leur belle famille, trois styles de vie différents, dont la destinée se trouve mêlée dans une spirale infernale, où chacun se dispute, se cogne dessus, squatte chez l'un, s'incruste chez l'autre, connaît des joies, des galères... Bref la vie dans son lot habituel de hauts et de bas qui font notre quotidien à tous, mais avec une dose d'humour et de joyeux bordel en plus.

Décibels, vannes et coups de boule

Le personnage principal du film, c'est Alain Marciano (Vincent Elbaz), ex-animateur du club Med tendance baba cool quelque peu sur le retour, cherchant à nouveau un job dans sa branche, son petit monstre de gamin hyperactif, Lucien, qui sème la destruction partout où il passe et son épouse, Catherine, qui cherche à garder le contrôle d'une situation régulièrement explosive. Son frère, (François Xavier Demaison), avocat trop régulièrement commis d'office au tribunal, habitant une des fameuses tours « choux » de Créteil (dont l'accès est une source régulière de conflits avec les autres membres de la famille et dont la rumeur voudrait que l'architecte se serait suicidé peu après leur construction, rumeur totalement fausse) finit par fricoter avec la petite délinquance trafiquante de banlieue (avocat de complaisance tout ça) est son inverse complet, avec sa famille presque modèle, son épouse plutôt stricte et sa fille noyée sous les activités artistiques les cours de langue étrangères supplémentaires (un supplice pour les oreilles, occasionnant une belle réplique-Point Godwin de la part d'Alain « ça y est, elle fini avec les chants nazis? ») et inscrite dans une école juive. Finalement entre Lucien et elle, on se demande lequel des deux est le plus insupportable. Et enfin Roxanne (Joséphine de Meaux), laquelle gère une supérette de quartier laquelle cherche le compagnon idéal. Lequel s'incarne avec difficultés et force de quiproquos en Bruno (Omar), médecin interne dans un hôpital de Paris. D'entrée de jeu, le spectateur est comblé, puisque les vannes, les cris et autres pétages de plombs se succèdent lors de l'inénarrable repas de famille, un peu façon « deux jours à tuer » (avec Albert Dupontel). Inutile de raconter la suite, tellement ça serait indigeste à résumé et totalement vain. Toujours est-il qu'à partir de cette situation initiale s'embraye une machine infernale. Familles au bord de la crise de nerfs, les couples qui explosent et se rabibochent, l'appartement de l'un qui se transforme en refuge pour famille tibétaine, celui de l'autre devient une salle de réunion pour religieux juifs, chacun a sa dose de galères et de petites joies, tout cela jusqu'à la fin du film, dont on taira la fin pour ne pas bêtement spoiler.

Origines sociales, milieux culturels, principes d'éducation différents, il faut de tout pour faire un monde

Toutes les scènes du film ont un point commun : rien n'est écrit dans le marbre, rien n'est cloisonné ni figé. Les mamies de 90 ans (Renée Le Calm, vraiment époustouflante) se mêlent avec les jeunes de banlieue et en adoptent la manière de parler, une famille plutôt catholique épouse les rites et les traditions juives, les grands principes d'éducation se télescopent complètement, provoquant des situations totalement truculentes, mais dont les dénouements justifient parfaitement le titre du film « Tellement proches ». Car si tout semble opposer nos personnages qui n'hésitent pas à se tirer dans les pattes à grands coups de vannes ou de phrases assassines voire de coups de poêle, tous ont un point commun, ils sont tellement humains. Car si l'un d'entre eux se retrouve dans une mauvaise passe, voire au fond du trou, un autre est prêt à lui tendre la main pour l'aider tant que faire ce peut à remonter la pente.

En cela, les personnages ne sont pas figés, mais totalement évolutifs, en témoignent les changements radicaux dans les style de vie ou les fréquentations qui peuvent survenir.

On pourra y voir une satire de la vie routinière voire particulièrement conservatrice que certains peuvent vivre, une satire des manières d'éduquer son gosse, une satire des parents et beaux parents (dont les clichés classiques sont amplifiés à l'excès) et au final une morale quoique qu'un peu prévisible ou simpliste, nul ne sait ce que la vie peut réserver, au diable les préjugés!

Au final, les presque deux heures de film passent très rapidement, il est difficile de rester insensible à l'humour qui se distille au détour de chaque scène, voire des quelques scènes d'émotion. A ce titre, le comique de répétition joue régulièrement (deux fois la même scène du coup de boule, deux fois la scène sur le pont d'autoroute, deux fois la scène avec du personnel éducatif etc.). Pour la petite anecdote, l'action du film se situe en 1993. Pourquoi ce choix? Les réalisateurs préféraient cette époque 15 ans en arrière afin d'avoir le recul suffisant (pour les costumes, les objets etc.) et éviter que le film ne vieillisse mal avec le temps. Pourquoi pas, et cela permet d'éviter un trop gros décalage pour la scène finale (mais chut, j'ai dit que je ne spoilerais pas), mais l'oeil averti du geek que je suis aura décelé quelques petits anachronismes (une Renault Twingo plutôt récente sur un parking et un ordinateur sous Windows 95). Pas facile, parce que pour le reste c'est tout bon. Somme toute, une excellente comédie à la française, qui a fait rire une salle entière hier soir, alors pourquoi pas les salles de la France entière?

mercredi 18 février 2009

Frédéric lefebvre, le nabaztag de la droite

Au passage, désolé de comparer un humain à ce petit concentré de technologie qu'est le Nabaztag. J'aurais pu le comparer à un Furby aussi, ç'aurait été plus pertinent s'il avait été connecté à Internet...

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