Le petit monde de Damien

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jeudi 10 décembre 2009

ZombieLand

10 décembre

J'ai enfin réussi à aller voir ce film que n'importe quel fana de Left 4 Dead ou de Hordes. Bon pas besoin de trop raconter l'histoire, tant une majeure partie du film est prévisible, les gags se détectent rapidement, on sent les chutes à deux kilomètres à la ronde... Mais on s'en fout complètement parce que c'est l'éclate totale.
Comme d'habitude, les zombies ont rasé toute la planète, comme d'habitude, il y a quelques survivants qui traînent et qui, curieusement tentent à chaque fois de rester vivant. Là où ça change, ce sont les personnages. Un ex-no-life couard mais prudent, une tête brûlée prête à défoncer tout ce qu'il peut trouver, pour peu qu'il mette la main sur une certaine variété de friandises et deux gamines qui n'ont pas froid au yeux, capables de mener au doigt et à la baguette n'importe qui.
L'ensemble du film est une apologie des gros SUV américains et de la prolifération d'armes, pour peu qu'on sache s'en servir. Mais surtout, on ne peut s'empêcher de rire devant les différents moyens de mettre un zombie à terre, devant les différents conseils de survie (bien servis par ce qu'il faut faire et ne pas faire) et bien entendu devant les scènes de carnages toutes aussi bourrinistes les unes que les autres.

Bien entendu, le film dure pas longtemps (une heure vingt), ne bouffe pas de neurones, mais vous assure d'un bon moment de divertissement, et c'est le principal qu'on lui demande!

samedi 5 décembre 2009

You Suck at Photoshop

5 décembre

Faire des tutoriels vidéos n'a jamais été aussi simple depuis qu'il est possible d'héberger et de télécharger rapidement des fichiers sur Internet. On en trouve un peu pour tout, qu'il s'agisse d'utiliser des fonctions de votre logiciel ou de votre système d'exploitation préféré, ou de montrer les nouveautés depuis la dernière version. Mais tout cela est plutôt sérieux, bien propre sur soi... Alors pourquoi ne pas introduire un semblant de fiction ou théâtralité dans ces tutoriels?

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jeudi 24 septembre 2009

District 9 (Neil Blomkamp)

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Gentils humains contre affreuses bestioles,

Dans le cas d'un film opposant extraterrestres et humains, le classique hollywoodien veut qu'une ou plusieurs soucoupes de très grande taille viennent se stationner au dessus de grandes villes d'Amérique ou d'Europe pour ensuite semer la destruction, la terreur et la mort et anihiler notre petite planète remplie d'êtres fragiles et insignifiants. S'ensuit généralement la réponse héroïque de l'armée, généralement bien aidée d'un civil qui aurait eu quelques neurones de plus que les autres. Bien entendu le tout finit dans un feu d'artifice grandiose, l'humanité et les valeurs de la société en place sont sauvées, il ne reste plus qu'une fois de plus à tout reconstruire et que tout redevienne comme avant. Vous aurez reconnu ici le représentant même de ce type de film, Independance Day la série des Alien et quelques unes de ses variantes ou parodies (et notamment Mars Attacks! ou Starship Troopers).

District 9 et la mise en abyme de l'histoire de l'Afrique du Sud

La première originalité de taille avec District 9 réside dans le lieu de l'action. Hors de l'influence formatée des blockbusters hollywoodiens, le vaisseau ne se stationne ni en Amérique ni en Europe, mais au dessus de Johannesburg en Afrique du Sud. Pas d'aliens belliqueux, mais une colonie en perdition suite à une panne de leur engin, qui se retrouve parquée dans des baraquements de fortune derrière des murs d'enceinte.
On retrouve un parallèle avec l'histoire du pays (notamment l'apartheid, les révoltes des townships, la mainmise de groupes armés à l'intérieur du District exploitant la crédulité et la relative pacificité des aliens (ils disposent d'armes destructrices, mais ne comptent pas s'en servir). Surnommés les pranks ou crevettes en raison de leur apparence écailleuse, leurs multiples petites pinces et leur tronc étroit par rapport à leur poitrail, les Crevettes ne sont plus vraiment les bienvenues sur Terre. Tout le monde veut les voir disparaître de la cité où ils sont accusés de tous les maux. Le projet de les déplacer dans un campement à plusieurs dizaines de kilomètres de leur bidonville originel se met en place et c'est ainsi que s'ouvre le film, sous la forme d'un documentaire revenant sur les évènements qui ont eu lieu durant cette opération de transfert. Elle se présente sous la forme d'interviews de membres de la société d'armement militaire et de recheche biotechnologique (cherchez l'erreur) en charge de la gestion du District 9 entrecoupées de flash d'actualités et de la profession de foi de l'homme en charge de diriger ce transfert, Wikus Van de Merwe, initialement employé lambda propulsé à ce poste principalement en raison de son mariage avec la fille du président de la boîte.
Sur place, il doit faire signer un formulaire notifiant l'expulsion à chaque habitant du District 9, en s'adressant à eux comme à des indigènes ("tu poses ta griffe là"), usant et abusant de ruses pour parvenir à ses fins. C'est l'occasion également pour lui de montrer les découvertes plus ou moins ragoutantes que recèlent les baraqueements. Des caches d'armes, des installations chimiques précaires, du matériel informatique etc. Par inadvertance, il manipule un spray qui l'asperge d'un liquide noirâtre. C'est à partir de ce moment que le film s'anime et il s'est déjà écoulé une heure de bobine.

Du faux documentaire au film d'action efficace

Au fur et à mesure, Wikus se rend compte qu'il a touché à quelque chose de particulièrement nocif, et il ne parvient plus à le dissimuler. Alors qu'il fait un malaise devant toute sa famille et amis, il est transporté à l'hopital pour examens, et devant des yeux médusés, il s'aperçoit qu'il devient progressivement un alien. Son ADN ayant changé, il devient capable d'utiliser les armes aliens, lesquelles refusaient de fonctionner entre des mains autres que celles des Crevettes. Devenu un cobaye de laboratoire, il se retrouve face à la cupidité de son entreprise, prête à le sacrifier pour avoir accès à la technologie alien. Alors qu'il est à deux doigts de se faire disséquer, il parvient à prendre la fuite et à rejoindre finalement le seul endroit où il pourrait être en relative sécurité, le District 9. S'ensuit alors une course contre la montre et un véritable jeu de cache cache entre Wikus et les paramilitaires prêts à tout dévaster sur leur passage, sans oublier des factions nigérianes à l'intérieur du District (qui cherchent également par leurs croyances animistes à s'approprier le pouvoir des aliens) chacun tentant de remettre la main sur l'infortuné Wikus.
A partir de ce moment, le film révèle plus son côté action, bien servi par les effets spéciaux d'une bonne facture, notamment pour l'intégration des aliens dans l'environnement réel, les déflagrations particulièrement spectaculaires des armes d'une technologie supérieure sans oublier les vaisseaux spatiaux. En cela, District 9 mérite les critiques que la presse cinéma lui a adressé. En plus de l'absence de grands noms (il s'agit du premier grand rôle pour l'acteur qui joue le personnage principal), en plus d'un budget relativement serré ($30 millions contre $75 millions pour Independance Day pour ne citer que lui) ainsi que du renouvellement du genre, le film brosse un portrait des personnages qui oublie le manichéisme habituel : pas de gentils humains contre de vilains aliens. Tout le monde y va de sa versatilité et navigue à vue selon ses intérêts, Wikus le premier, qui, fanfaronnant et se moquant à chaque fois qu'il pénètre dans les différents taudis, est obligé de réviser en urgence son jugement au fur et à mesure que sa condition d'humain se modifie. Bien entendu certains personnages ne changent pas de but, mais ça leur portera forcément préjudice.

Des portes de saut spatial grandes ouvertes...

... pour une voire plusieurs suites. la quantité d'informations révélées dans les 10 premières minutes du film laissent une quantité de questions à laquelle District 9 ne répond pas. Comment le vaisseau est-il arrivé sur Johannesbourg, pourquoi les aliens étaient malades à l'arrivée sur Terre etc. De même, le final du film laisse obligatoirement supposer que s'il y a un budget (et vu le succès, ça ne serait pas inimaginable), il pourrait y avoir un deuxième District voire un troisième. Il ne m'est pas possible d'en parler sans révéler la fin du film, la meilleure chose que vous puissiez faire si vous voulez comprendre de quoi je veux parler, allez apprécier ce film à sa juste valeur.

mardi 3 mars 2009

Touche pas au chat, salaud!

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Derrière cette adaptation plutôt malhabile de la célèbre réplique de Maître Folace (Francis Blanche) dans Les tontons flingueurs, petite anecdote à la fois rassurante et inquiétante quand à la publication d'informations sur Internet. L'histoire en question date de la mi-février dernier et met en scène Dusty, un pauvre matou (sur les photos vraisemblablement un chartreux) des mains de son bourreau, un adolescent de l'Oklahoma nommé Kenny Glenn.

Faut dire aussi que le gamin n'était pas très malin, déjà l'idée lumineuse de violenter son chat, ça ne vole pas très haut, mais la seconde stupidité qui lui a traversé le bulbe, c'est de se faire filmer par son frère et de publier les vidéos sur YouTube... Raisonnement à très court terme, car les vidéos identifiées par son pseudonyme Glenspam1 (compte suspendu depuis) ont déclenché l'ire légitime de nombreux internautes adorateurs de ces adorables petites bêtes à poils (quand on voit le nombre de photos de chats sur les blogs, les réseaux sociaux, les commentaires tels que "kro meugnon" ou "kawai" etc, il ne faut pas provoquer les amateurs d'animaux domestiques)

La connerie humaine pour une fois remise à sa place

Avenge-me

Piqués aux vif, de nombreux internautes ont manifesté leur colère vis-à-vis du traitement honteux que cet adolescent fait subir à son chat. Certains utilisateurs prennent la caméra pour dénoncer les maltraitances, d'autres prennent des photos de leurs chats avec un message destiné au tortionnaire ("Vengeance 4 Dusty", "Kenny Glenn becomes to jail", "It's only the begenning, Kevin Glenn"...), bref un buzz comme seul Internet sait les faire prend et à une vitesse impressionnante. Les plus acharnés parviennent depuis le pseudo de l'auteur de la vidéo à remonter à sa page MySpace puis par extension à sa page FaceBook. Bref toutes les données nécessaires, identité, adresse des parents etc. sont collectées et une page rassemblant toutes les informations est mis en ligne. Il contient tout ce que les internautes, motivés par une véritable chasse à l'homme ont pu trouver sur lui, ses parents, voire plus. La suite on la connait. Dusty est sauvé, Désormais, faites des requêtes sur Google avec les termes Keny Glenn, cherchez les images avec les mêmes termes et vous pourrez avoir ne serait-ce qu'une idée du bruit que peuvent susciter des internautes en colère. Et ça marche pour tout!

Et une e-reputation en morceaux

Comme tout élément qui fait du buzz, la vidéo originale est dupliquée postée depuis d'autres comptes, des internautes réagissent, créent de nouveaux contenus en rapport, bloggent, twittent. Un véritable fourmillement durablement gravé sur les disques durs des différents serveurs, dont comme beaucoup de documents suscitant la polémique, il sera quasi-impossible à faire oublier à qui fera une recherche. Moralité : deux gamins bon pour la maison de rééducation, un chat devenu star malgré lui sur Internet qui devrait s'en remettre entre des mains beaucoup plus câlines, et surtout un nom sali à vie sur Internet. Well done!. L'autre point vraiment inquiétant et il a été de nombreuses fois signalées, c'est le risque que n'importe qui de motivé peut traquer quelqu'un grâce aux informations disponibles sur Internet. Et il y en a pléthore, dans le cas de Kenny Glenn. Ci dessous, un reportage d'une chaîne locale ainsi que l'intervention du sheriff dans l'histoire.

samedi 3 janvier 2009

The FailBook reloaded?

Failbook, vous connaissiez? Si oui, vous vous rappelez d'un site pastiche complète du mondialement connu Facebook, adapté à la politique française et ses acteurs. tout y était : amis, citations, profil complet, mur, groupes, achats, actions en cours etc. Site pastiche, dont les dits hommes politiques n'alimentaient pas leur page eux-mêmes, mais l'ensemble des internautes, qui par leurs propositions, suggéraient la création de nouveaux amis, de nouvelles actions en rapport avec l'actualité, le tout sur un mode très satyrique. Au fur et à mesure, l'ensemble de la classe politique était décrite et fichée, avec toutes les bourdes ou déclarations déformées pour faire passer ces dernier pour de beaux abrutis. Ainsi, Xavier Darcos s'exprimait en SMS digne du plus affreux des kikoos , Rachida Dati était devenue amie avec un siège éjectable, Brice Hortefeux a toujours des idées plus folles et ignobles les unes que les autres pour expulser les immigrés clandestins, etc.

Toujours est-il que Messire Facebook prit ombrage que failbook existât dans ses parages et d'une lettre de son service juridique bien affuté, Failbook a fait chuter, principalement pour la reprise de la mise en page et de l'apparence du site. Pourtant considéré comme un pastiche, une caricature, le site a tout de même fermé, laissant de nombreux lecteurs sans leur source d'humour quotidienne. Mais pas pour très longtemps, puisqu'un F[Censuré]book est apparu très rapidement, sur la base d'un blog Wordpress, mis à jour de temps à autres... Pouvait-on croire que Failbook s'arrêterait? Eh bien pas vraiment. Pour cela, connectons-nous à nouveau sur le site de Failbook. En lieu et place de la page blanche et du petit texte expliquant pourquoi Failbook n'est plus, on obtient ceci :

Ce qui voudrait dire littéralement en faisant appel à notre copain Google Traductions :

Ici surgit bientôt une nouvelle FailBook site.

Ou plus en français : "ici bientôt surgit le nouveau site FailBook" ; on ne sait pas vraiment où ça en est, quelle apparence cela a, mais ça vient! Patience donc.

EDIT... Bon, le nom de domaine est le même mais à la place de notre pastiche politique, c'est un site porno qui s'affiche... A oublier donc

Failbook - your favorite celebs exposed Stolen celebrity sex tapes and private entries from celebrities’ diaries!

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