Le petit monde de Damien

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mardi 1 décembre 2009

Devin Townsend Project - Addicted

1er Décembre :

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J'avais évoqué la musique de Devin Townsend pour la dernière fois l'an dernier à l'occasion de son side-project "Ziltoid The Omniscient" paru en 2007. Depuis, fidèle à sa réputation, notre métalleux canadien a publié deux nouveaux disques, et comme sa marque de fabrique se reconnait à un rythme de production effréné, il prépare déjà une suite à la marionnette caféinomane, intitulée pour le moment ZTO2. On se demande bien comment il parvient à être aussi prolixe
Enfin, entre les deux, ce sont les album du Devin Townsend Project, une série de quatre disques dont le deuxième, Addicted vient de sortir. Initialement, cette quadrilogie devait sortir en une année. Selon le calendrier de parution, elle devrait finalement s'achever à la fin de l'année 2010. Après Ki, que vaut ce nouveau chapitre??

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lundi 16 mars 2009

The Black Noodle Project - Éléonore

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Découvert au festival Crescendo, en même temps que Karcius, The Black Noodle Project est un jeune groupe de rock progressif français (cocorico!). Enfin jeune, il a quelques albums au compteur et quelques années de bouteille. Mais au regard d'autres formations, The Black Noodle Project fait partie des groupes montants.

L'objet que nous avons entre les mains aujourd'hui est leur troisième album paru en septembre 2008. Sobrement baptisé Éléonore, la pochette de l'album laisse apercevoir une petite fille aux traits inspirés par le style manga au milieu d'une forêt plutôt hostile. C'est le cas, puisque les sept pistes qui composent ce disque sont autant de chapitres d'un conte, en deux mots, nous avons à nouveau un Concept Album devant nous.

"Les contes de fées sont tout à fait raisonnables" (Gilbert Keith Chesterton)

Cette citation traduit un peu le but du groupe, à savoir mettre en musique un conte, écrit pour l'occasion par Jérémie Grima, guitariste et chanteur du groupe, intitulé Eléonore et le livre interdit. L'histoire raconte la vie d'une jeune fille, Éléonore, vivant avec ses parents dans une grande maison au fin fond d'une forêt, laquelle recèle un trésor pour elle, des monceaux de livres. Vient un jour par le plus fracassant des hasards où ses parents finissent par quitter ce monde, Commence alors pour Eléonore une quête pour tenter à tout prix de les ramener à la vie. En fouillant dans son grenier, elle découvre le Livre Interdit, grimoire mentionnant l'emplacement d'un Pays des Rêves, lequel endroit pourrait réaliser son désir le plus cher. Se mettant en route de plus en plus profond en forêt, elle traverse différentes contrées plutôt hostiles et tombe au milieu d'une intrigue triangulaire : elle rencontre successivement les Dévoreurs, qui mangent les arbres pour produire du combustible pour les Saigneurs, puis les Sans-Cœur, nom d'un peuple qui s'arrache le cœur pour le donner aux Saigneurs pour les défendre contre les Dévoreurs. A chaque fois, elle rencontre l'Idole, une créature au service des Saigneurs qui monte les Sans-Cœurs contre les Dévoreurs et inversement. La politique que voulez-vous, et Eléonore se retrouve au milieu de ce panier de crabes, avec en sa possession un Livre Interdit, convoité par les Saigneurs... La suite, je ne la révèlerai pas, à vous de la trouver.

Des influences de groupes sur le créneau du métal progressif

Avant Eléonore, The Black Noodle Project proposait aux oreilles une musique d'inpiration Pink Floydienne, force est de constaté qu'avec cet album, les choses sont plus corsées. Pas au point d'aller titiller la virtuosité d'un poids lourd tel Dream Theater, néanmoins, la tentative d'insuffler des guitares plus saturées contribue à l'ambiance plus lourde suivie par le conte. On se surprend à retrouver des passages que l'on jurerait pris de chez Porcupine Tree (le break à la fin de Awareness, que l'on peut retrouver notamment sur Fear of a blank planet). Comme le découpage de l'histoire suit les différents états d'esprits de l'héroïne (Sorrow, Hope, Fear, Awareness, Resistance, Escape, Deliverance), on pourrait qualifier cet album comme appartenant au genre atmosphérique. Cette ambiance concourt au déroulement l'histoire. Toutefois, si la qualité de la production est là, les musiques ne rentrent pas forcément dans la tête et on sent par moment un goût d'inachevé, où il manquerait la petite épice pour rehausser la saveur de l'album. A noter que pour ceux qui auront acheté le CD, vous pourrez trouver le conte originel en français et en anglais ainsi que deux sets de photos du groupe. Trop rare pour ne pas être signalé en ces temps d'Albanullerie aigüe...

Mention :CD3

lundi 23 février 2009

Devin Townsend - Ziltoid The Omniscient

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Cela faisait un moment que je n'avais pas parlé des galettes qui tournent chez moi. Aujourd'hui, un album un peu particulier, car entièrement composé, interprété et produit par une seule personne, Devin Townsend, artiste canadien de son état, complètement barré et extrêmement prolifique. Le genre à sortir un album en six mois, à prendre part à de nombreux projets (il avait notamment donné de la voix dans The Human Equation d'Ayreon). Ziltoid The Omniscient, c'est avant tout la somme de trois éléments : un concept album, une marionnette alien et beaucoup beaucoup de café. Du café? Eh oui, l'élément de départ de l'album, c'est un Alien débarquant sur Terre en réclamant le meilleur café qu'il soit, car c'est le carburant dont il a besoin pour altérer le Temps... Rien que ça. What Else? dirait George...
La marionnette existe, et l'édition collector avec le DVD propose quelques saynetes dudit Ziltoid. En voici un petit exemple, pour vous faire une idée du personnage




You give me some coffee! You give me some coffee! You give me some coffee!

Evidemment quand l'humanité reçoit un message du style You shall fetch me you Universes Ultimate Cup of Coffee... Black! You have five Earth Minutes, vous êtes certains que l'humanité est foutue. Déjà parce qu'il faut le temps que tout le monde se contacte, se mette d'accord sur quelle variété de café fournir, sans oublier les querelles habituelles sur le pays qui sait faire le meilleur café de la planète (rappelez-vous les pubs Jacques Vabre il y a quelques années). Donc résultat, notre Ziltoid pète son câble après qu'on lui ait servi une lavasse infecte et entreprend d'asservir l'humanité en l'hypnotisant par ses talents de guitar hero. Déjà à ce moment le scénario si tant est qu'il y en avait un part dans un magnifique WTF. La suite, je ne la décrirai pas parce que c'est du spoil, ensuite c'est difficile de formuler des mots sur le sujet, autrement dit, complètement barré et psychédélique

Sors ta batterie en mousse!

Maintenant qu'on a évoqué le scénario particulièrement awesome, parlons un petit peu du son. La première chose que l'auditeur pourra percevoir c'est la sonorité de la batterie. Elle n'est pas naturelle, mais électronique, dans le sens où Devin Townsend, lequel n'est pas batteur, a employé le Drumkit From Hell, un logiciel de la société ToonTrack. Ca pourrait faire parfaitement illusion si par moment le ryhtme n'était pas si rapide qu'aucun être humain ne serait capable de le tenir. Passé cet aspect moyennement rebutant, on retrouve le trio classique basse, guitare et clavier. Ils sont heurtés, agressifs, et par moments entrainants (HyperDrive). Mais tout l'album n'est pas fait que de riffs endiablés, il y a quelques morceaux qui sont beaucoup plus calmes (Solar Winds), beaucoup plus planants, et donc reposants après une piste telle Ziltoidia Attaxx, par exemple. La performance vient des cordes vocales de Devin, capable de rugir dans les graves ou de porter son chant sur de hautes octaves. Accessoirement, on entend des dialogues théâtralisés dudit Ziltoid, et des autres personnages de l'histoire. Au final, ça fait un album détonant (comme la plupart de ceux du canadien déjanté) et somme toute de bonne facture, si vous acceptez sa batterie en mousse...

mention CD4

vendredi 19 décembre 2008

Un groupe de rock progressif qu'il est bien : Karcius

19 décembre

Petite découverte très sympathique depuis le festival de rock progressif de Saint Palais sur Mer près de Royan (17), Crescendo. L'occasion pour moi de découvrir d'autres groupes d'un de mes genres musicaux préférés de tous horizons et de tous styles. Cette année, ce fut Karcius, un groupe canadien, lequel nous a fait le cadeau de nous proposer leur dernier album quelques semaines avant la parution dans tout bon magasin qui se respecte. Déjà présents à l'édition précédente et très probablement à l'édition de l'année prochaine, ce groupe distille un nectar sonore. Ici, pas de voix, que de l'instrumental. Et quel instrumental! Ca sonne comme du jazz - fusion, mais avec une forte influence de rock progressif et par moments de métal. J'ai acheté les deux derniers albums : Kaleidoscope et Episodes. Le premier est plus rythmé, plus agressif dans ses différentes compositions, tandis que le second sera beaucoup plus feutré. A chaque fois, la durée des morceaux fait que l'on décolle pour une bonne heure de musique bien balancée. Le quatuor donne tout ce qu'il a, joue avec beaucoup de brio et de maitrise. En résumé, ces deux albums valent vraiment le détour pour qui veut se forger une ambiance planante et rythmée à la fois. Un petit extrait pour vous faire une idée

mercredi 19 novembre 2008

Riverside, monstre progressif

Allez, on reparle un peu de musique en ce mois de novembre avare en rayons de soleil. Et avant que l'on passe encore quatre mois dans le noir, voici une chronique de la trilogie d'un groupe de rock progressif polonais, Riverside. La facture de ce prog' très atmosphérique sans oublier les passages plus 'metal' somme toute très classiques et une ambiance particulière, a tout de même permis à Riverside de se faire une place parmi les groupes de progressif à retenir.

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