Le petit monde de Damien

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mardi 1 décembre 2009

Devin Townsend Project - Addicted

1er Décembre :

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J'avais évoqué la musique de Devin Townsend pour la dernière fois l'an dernier à l'occasion de son side-project "Ziltoid The Omniscient" paru en 2007. Depuis, fidèle à sa réputation, notre métalleux canadien a publié deux nouveaux disques, et comme sa marque de fabrique se reconnait à un rythme de production effréné, il prépare déjà une suite à la marionnette caféinomane, intitulée pour le moment ZTO2. On se demande bien comment il parvient à être aussi prolixe
Enfin, entre les deux, ce sont les album du Devin Townsend Project, une série de quatre disques dont le deuxième, Addicted vient de sortir. Initialement, cette quadrilogie devait sortir en une année. Selon le calendrier de parution, elle devrait finalement s'achever à la fin de l'année 2010. Après Ki, que vaut ce nouveau chapitre??

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mardi 18 août 2009

Dream Theater - Black Clouds And Silver Linings

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Une nécessaire remise en question

Bon nombre de commentateurs voire de fans jugeaient le groupe de métal progressif le plus emblématique sur le retour depuis Octavarium, qui en dépit du morceau éponyme de 25 minutes et du concept tournant autour du chiffre 8 n'était finalement que moyennement convaincant, la faute à certains morceaux que même U2 n'aurait pas renié (I walk beside you par exemple). Après les gros succès de Metropolis Pt2 et l'expérimental Six degrees of innet turbulence, marquant tous deux l'apogée du groupe, puis du très bruyant Train of Thought, avec plus de 20 ans d'existence au compteur, il devient difficile de se renouveler. On pourrait considérer Octavarium et Systematic Chaos comme une sorte de traversée du désert, durant lesquelles le groupe cherche à se renouveler et quelque peu innover, tant la concurrence sur le créneau se fait sentir. N'a-t-on jamais entendu parler d'un groupe dont les compositions ou la technique pourraient s'apparenter à Dream Theater? Ainsi, Systematic Chaos reste lui aussi un album bien fignolé, de la production métallique comme sait nous en donner Dream Theater, mais manquant singulièrement d'âme au fur et à mesure du temps (à l'exception du In the presence of enemies et de The dark eternal night),

« L'est pas beau notre bébé? »

Ainsi, pour le dernier opus publié fin juin dernier, Mike Portnoy avait annoncé la couleur, le groupe ayant décidé de redonner un coup de lustre et de décapant sur ses compositions :

« Bien... D’habitude, je n’aime pas trop révéler ce qui se passe en studio par crainte de spéculation et d’analyses. Mais là, j’avais vraiment envie de partager ma joie avec vous. Donc voilà, ça y est, je viens de terminer l’enregistrement de la batterie pour notre futur album. Normalement, je ne donne jamais de descriptions des chansons, des titres, des longueurs, etc. Je dirai juste ceci : imaginez un album de DT avec "A Change Of Seasons", "Learning To Live", "Pull Me Under" et "The Glass Prison". Tout sur un même album. Pourriez-vous vous en remettre?»

Ainsi nait Black Clouds And Silver Linings, qui dans son édition digipack a la bonne idée de comporter trois CD. L'album, bien entendu, mais aussi les mêmes morceaux en instrumental seulement, pour les allergiques à la voix de James LaBrie ou bien ceux qui souhaitent tirer la quintessence des instruments comme d'habitude exploités à haut niveau. Enfin, petit bonus non négligeable, le troisième CD est un ensemble de reprises que le groupe a enregistré pendant l'élaboration de son album. Ils étaient coutumiers du fait sur d'anciens albums tels A change of seasons avec le morceau sobrement intitulé The big Medley, et cela fait toujours un bonus appréciable pour qui veut entendre ce que pourraient donner de grands groupes une fois passés à la moulinette des techniciens. C'est ainsi le cas pour Stargazer de Rainbow, (qui donne vraiment envie d'écouter l'original), de Queen, King Crimson et Métallica.

Les vieux pots, les bonnes soupes

Au nombre de six, les morceaux rappellent la bonne vieille habitude du groupe, à savoir se sentir à l'aise à l'approche ou une fois passée la barre des 10 minutes. Ainsi, on trouvera deux grosses masterpieces, respectivement de 15 et de 19 minutes en entrée et en dessert. Puis des compositions qui durent au minimum 5 minutes, pour un total de 75 minutes. C'est un peu la première marque de fabrique, des CD bien remplis, en donnant à l'auditeur au moins pour son argent. C'est triste à dire, mais c'est déjà ça.
La première chanson, A nightmare to remember est certainement celle sur laquelle le plus d'attention de l'auditeur se reporte, avide de savoir si Dream Theater a passé la vitesse supérieure ou reste à végéter quelque peu comme les productions précédentes. C'est pour cela que l'on retrouve quelques recettes aguichantes, entendues dans Metropolis Pt2, avec l'inclusion de sons d'ambiance. De même, les premières mesures ne sont pas tout de suite une cascade de notes bonnes à épater la galerie, mais une petite mélodie lancinante au clavier. Avec les sons d'orage en fond, on sent que la thématique de la chanson ne va pas être joyeuse. Puis viennent les autres instruments, dont la musique fait penser à celle des films d'épouvante, et passé cette introduction, la machine de guerre habituelle prend le relais, avec les riffs taillés à la serpe et les rythmiques endiablées. A nightmare to remember est un morceau évoquant un accident de la route dans lequel John Pettruci a été impliqué. Vient ensuite A Rite of Passage, qui est sans conteste un des morceaux les plus accessibles, presque taillé pour la radio en dépit de sa durée. Le riff principal fait penser à Home sur Metropolis Pt2. Dans le cas de Wither, c'est la chanson qui ne restera pas vraiment dans les mémoires. Cette ballade est plutôt quelconque et fait passer à la suite, en l'occurrence le final d'un feuilleton commencé depuis Six Degrees Of Inner Turbulence, à savoir le fameux chemin de croix des Alcooliques Anonymes, qui se termine avec The Shattered Forteress. Cette chanson met un terme final à la saga, qui, épisodes cumulés dure environ 50 minutes. Nul doute que l'on y aura droit aux prochains concerts. La construction du morceau emprunte des boucles et des riffs des épisodes précédents et en ordre décroissants, ce qui fait que le morceau se termine comme The Glass Prison avait commencé. The Best of Times est une chanson entrainante en hommage au père de Mike Portnoy, disparu cette année. Enfin, la dernière chanson, The Count of Tuscany, dure presque 20 minutes et donne dans l'épique, relatant une rencontre peu agréable et évoquant les problèmes des jugements trop hâtifs envers les autres. La particularité tient dans ce long passage atmosphérique aux deux tiers du morceau, qui refait penser à l'introduction d'Octavarium. Elle fait baisser la tension, mais introduit forcément des longueurs, jusqu'aux dernières mesures épiques.

Au total Black Clouds and Silver Linings est un album de bonne facture dont la durée de vie devrait être plus longue que les deux précédents albums. Cela faisait quelques années qu'on attendait un retour un peu plus prog du côté de Dream Theater, contrat rempli.

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vendredi 17 avril 2009

Hadopiiiii c'est finiiiiii!

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Vous vous rappelez il y a quelques semaines de The Hadopi Song? Eh bien son auteur a récidivé, cette fois ci en reprenant l'air de Capri c'est fini pour chanter l'adoption sans difficultés majeures du projet de loi visant à protéger la Création sur Internet. Oui, sauf qu'entretemps nous avons eu le coup de théâtre et l'attaque au rideau qui ont fait que tout le discours de la vidéo suivante est hors sujet; car enregistrée en avance...
D'ailleurs, la même mésaventure a frappé le Point, qui avait publié et dans l'édition papier et sur son site internet les articles confirmant la nouvelle. Les contingences du bouclages me direz-vous, et ce qui confirme bien l'adage de ne pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. Certains s'en mordent les doigts et ont eu les oreilles qui sifflent depuis (Ici, ou )


Hadopi, c'est fini from jcfrog on Vimeo.

mercredi 11 mars 2009

Hadopi, le festival du n'importe quoi

Christine Albanel joue à Guitar Hero - Photo Nice Matin

L'examen de lu projet de loi Hadopi est sur le point de commencer, et déjà on pourrait se demander, à l'instar du procès foireux des acteurs de l'industrie culturelle intenté au tracker BitTorrent The Pirate Bay comment un projet aussi bancal puisse voir le jour. Entre une ministre complètement à la ramasse et des lobbies dont on se demande s'il n'y a pas du saupoudrage dans les bureaux dorés de la rue de Valois, qu'est-ce qui pourrait en ressortir de constructif? En un seul mot, rien.

Hadopi, un prétexte à un modèle économique sclérosé

Aujourd'hui est parue un rapport complet publié par l'UFC que Choisir. Bien que par moment cet organisme mette autant les pieds dans le plat en ce qui concerne la technologie, ils ont fait les choses en grand, en publiant une synthèse d'une trentaine de pages dont une partie réalisée sous contrôle d'huissier : la mise en pratique de l'ip spoofing ou usurpation d'adresse ip, mettant à mal le principal élément d'identification pour déclencher le feu répressif contre un internaute qui téléchargerait.
La synthèse est une charge complète contre l'argumentaire à sens unique du Ministère et des maisons de disques. Chiffres à l'appui, on constate :

  1. Les sommes perçues entre 2000 et 2007 par la SACEM vont croissant
  2. Si la vente de supports est certes en baisse, elle se voit compensée par les spectacles et les sonorisations d'évènements
  3. Si l'on se focalise uniquement sur le chiffres d'affaires, certes celui-ci a diminué. Mais ce n'est pas le cas du résultat net : conclusion, la musique coûte aujourd'hui moins cher à produire
  4. Les dépenses des ménages en produits culturels n'ont jamais été aussi hautes
Par ailleurs, le rapport pointe le demi-échec des offres dites légales enfermant leurs utilisateurs dans des choix fermés et non interopérables, DRM oblige. La conclusion de la première partie du rapport, laquelle pointe le fait que contrairement aux discours dignes d'un bon Caliméro, les maisons de disques ne sont pas condamnées à la disparition. Aussi le conseil de l'UFC pourrait se traduire vulgairement par Allez les Majors, sortez vous les doigts du cul!

Hadopi, une usine à gaz complètement obsolète dès son déballage

C'est le principal argument. A l'image d'un ordinateur neuf qui perd déjà de sa valeur à peine sorti du carton et de ses plastiques protecteurs, le projet de loi Hadopi est l'exemple même du produit périmé avant usage. Non seulement il n'est pas déjà très ragoûtant, mais il sent la mort à des kilomètres à la ronde. L'UFC pointe de nombreux griefs liés à ce projet :

  1. Non respect de la présomption d'innocence
  2. Non respect des engagements en termes de respect de la vie privée et de l'identité numérique
  3. Un projet qui ne montre qu'un aspect répressif, et ne proposant pas d'alternatives crédibles au téléchargement illégal
  4. Un projet qui se retrouve à contre courant des orientations de l'Europe
  5. Irréaliste techniquement
  6. Le fait que l'adresse IP n'est pas un élément assez fiable pour identifier un internaute

Offrez "L'ordinateur pour les Nuls" à Christine Albanel!

Non contente de porter à bout de bras un projet bancal, attaqué de toutes parts par des associations, des citoyens, des artistes et des hommes politiques appartenant à la majorité, Madame Albanel manifeste son ignorance la plus crasse en ce qui concerne la technologie de communication sur Internet. Avant de vouloir légiférer peut être serait-il bon de commencer par maîtriser son sujet? Car à l'instar de Frédéric Lefebvre (déjà dézingué céans), cette dernière mélange tout et se permet (c'est le métier de ministre semble-t'il de raconter n'importe quoi. Dernier épisode en date : la charge contre la Quadrature du Net, association cerbère de toute atteinte aux droits des citoyens sur Internet : Qualifiés de cinq gus dans un garage selon une dépêche AFP (rapidement corrigée par la suite), le ministère a trouvé le moyen de leur mettre sur le dos la quantité somme toute très importante de courriels envoyés par des citoyens aux députés; leur demandant de bien faire attention à ce qu'il pourrait se passer dans l'Hémicycle. Non seulement son cabinet n'a pas semblé se rendre compte que tous les citoyens connectés à Internet sont capables de rédiger un courriel (ou au pire d'adresser un courriel type), mais également de les accuser de fabriquer de fausses IP pour diffuser eux-mêmes tous leurs messages de remontrances! :

"la Quadrature du Net prétend porter la voix de centaines de milliers d’internautes mais nous savons qu’ils ne sont pas représentatifs (...) Il s’agit juste d’un groupe de pression qui s’est emparé de cette cause de manière illégitime et qui fabrique des adresses IP pour envoyer des mails !".

Face à une telle bande de bras cassés, on ne peut être atterrés que par les menaces que ce genre de personnes peut faire courir sur les libertés individuelles.

Le meilleur pour la fin

Il se trouve dans un annexe du rapport de l'UFC : le fait que l'adresse IP soit purement et simplement subtilisable pour qui exécute simplement quelques commandes avec un live CD Linux. Tout le processus est constaté par un huissier et relativement facile à reproduire. Evidemment Mr et Mme Toutlemonde ne seront pas intéressés, mais cette faiblesse structurelle du projet fait que le monstre législatif totalement inutile et inefficace doit être arrêté avant d'être mis en liberté.

mercredi 25 février 2009

Planquez-vous, achetez des boules Quies, Larusso est de retour (et en plus elle n'a pas changé)

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Via Unpied

Aaaah, Larusso... Tristes souvenirs qui me ressurgissent des tréfonds de ma mémoire, dans le rayon des horreurs à oublier. Dire qu'à la chorale au collège j'ai du chanter ça, sans parler des autres artistes au firmament à cette époque, c'était du bonheur en barres : Les Spices Girls, les 2B3, Worlds Apart, Florent Pagny, Lâam, etc. Heureusement qu'à l'époque, je me planquais derrière le Mac du prof pour lancer les pistes MIDI qu'il avait composées et qui nous servaient d'accompagnement musical (et accessoirement commencer à découvrir Mac OS 7.5) et que je ne donnais que rarement de la voix (d'ailleurs la dernière année, j'étais parvenu à shunter les deux concerts, l'un pour maladie, l'autre pour cause de voyage scolaire en Angleterre, le pied). Enfin bref, je m'éloigne. Si je parle de cette artiste (avec beaucoup de guillemets), c'est que non contente d'avoir cassé les oreilles de milliers d'ados il y a près de 10 ans, mademoiselle tente un come-back de derrière les fagots. Exit les choucroute bouclées et la teinture rouge, la lisseuse à travaillé sec ainsi que la teinture pitch black. Ok, toujours la même voix, l'emballage est différent. Pour ceux qui ne se rappellent pas, Larusso, c'était ce qui passait en boucle sur NRJ (haha), Fun (mouhaha), certainement Skyrock (mouhahahaha, au passage je n'ai jamais compris pourquoi elle n'a pas pris le nom "Skyrap" plutôt enfin bref), des radios top qualité (sic), et le single, Tu m'oublieras, vous martelait le cervelait avec des paroles inspirées : extraits

Tu oublieras
Tout le mal que tu as
En me regardant souffrir
Ces instants difficiles
Où tu ne sais plus quoi dire
Et qu'il faut simplement partir

...
Tu oublieras
Tout de nous
Quand ton souffle sera court
Quand ses yeux seront flous
Quand tu lui feras l'amour
Tu oublieras
Tu m'oublieras
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C'est fort, c'est poignant, c'est... mièvre. Enfin bref, à l'époque les ados adoraient. Triste époque je vous le dis! Mis à part ce single tiré de son premier album en 1999, le suivant encore plus désespérant de vide paru deux ans plus tard l'avait envoyée aux oubliettes de la chanson française. Mais voila, comme dans les mauvais films d'horreur où le héros pense avoir terrassé l'abominable bête qui cherchait à le dévorer, voici qu'elle revient, huit ans plus tard, à la recherche de nouveaux cerveaux à essorer..; BRAIIIIIINNNNS!!. Au delà de cette introduction bien longuette, pourquoi voulais-je vous parler de ce genre de production juste bonne à faire jouir un Pascal Nègre en mal de fric, c'est que la demoiselle a des opinions bien arrêtées sur le téléchargment de musique. Pauvre petite, il y a beaucoup de boulot. Prenons l'interview donnée au site Ozap, pour elle, aucun doute : Je le dis clairement : c'est du vol. Il faut arrêter d'être gentil avec les gens qui téléchargent, ce sont des voleurs.... Ah tiens, c'est marrant ça me rappelle d'autres personnes tout aussi peu recommandables... Mais intéressons-nous de plus près à ses réponses. Je vous passe le début de l'interview totalement inintéressant dans notre cas, mais approchons nous d'une question intéressante, réside dans les raisons du succès en demi-teinte de son second album :

Et ce succès en demi-teinte alors, tu l'expliques comment ?
Je ne sais pas... je ne suis pas maître du système mais je pense que déjà en 2001, le marché du disque commençait à changer. Le téléchargement arrivait en masse. Après, je ne sais pas si cela explique tout. Je ne pense pas que ce deuxième album était mauvais et je n'avais pas pris beaucoup de risques. Les gens n'ont pas aimé, ils n'étaient pas au rendez-vous..

Clairement, la réponse se trouve dans la dernière phrase. Ca ne volait pas bien haut au départ, pas étonnant que personne n'ait envie de remettre à l'époque 130F dans un deuxième CD, à moins de vouloir nuire à l'espèce humaine! En 2001, Napster était certes à son apogée, mais qui en France avait une ligne téléphonique rapide pour télécharger à plus de 5 ko/s? Le phénomène du téléchargement est réellement entré dans les ménages deux ans après, à partir du moment où les lignes ADSL à 512 kbit/s et 1 mbit/s sont entrées dans les foyers. Alors mettre en cause dès le départ le téléchargement, c'est fumeux. Mais bon, Larusso était jeune à l'époque, elle n'avait peut être pas pris conscience de la médiocrité de son oeuvre...

Et quelle est ta position sur le téléchargement illégal ?
Je le dis clairement : c'est du vol. Il faut arrêter d'être gentil avec les gens qui téléchargent, ce sont des voleurs. C'est comme rentrer dans un magasin de fringues ou une boulangerie et aller voler des vêtements ou des bonbons. Un voleur est un voleur, peu importe ce qu'il vole. Nous on travaille, il y a plein de gens derrière. Et par un simple clic sur des sites de téléchargement illégaux, les gens mettent des centaines de personnes dans la merde. Des gens se font renvoyer dans les maisons de disques car les ventes ne marchent pas, et on met des gens au chômage. Je pense qu'il faut sensibiliser les gens qui sont derrière leurs ordinateurs. C'est pareil avec les films. Franchement, c'est un manque de respect et ça me dégoûte.

Han ouais ça m'dégoûte...Et la pensée originale? c'est la même doctrine que les dirigeants des maisons de disque. Pas la peine de commenter plus loin... ne serait-ce que le Nous on travaille traduit tout le côté péteux et pédant : Moi je fais de la musique, toi tu la fermes et tu raques, ça n'est pas la meilleure manière de se comporter envers son public (si tant est qu'il y en ait encore un). Voir son public comme un ramassis de délinquants ne peut être que préjudiciable aux ventes d'un disque. Car certes il y a du téléchargement, mais l'effet mécanique de son impact sur la vente des CD n'est pas aussi clair que le présentent les acteurs en place, il n'est pas automatique que quelqu'un téléchargeant un album d'un artiste n'ira pas courir chez son revendeur le plus proche pour acheter une édition collector, voire on peut rêver, la discographie complète... A titre d'exemple, méditez la très bonne formulation de Maître Eolas sur le sujet :

Car, et c'est là ma deuxième observation, rappelez vous ce que je vous ai dit. Le droit d'auteur est apparu pour protéger les auteurs contre les éditeurs qui s'enrichissaient sur leur dos, puis contre les producteurs de spectacle et les interprètes qui faisaient de même. Le combat des ayant-droits aujourd'hui présente une grande nouveauté : il oppose les ayant-droits à leur public, qui ne s'enrichit pas sur leur dos. Les musiciens insultent ceux qui apprécient leur musique en les traitant de voleurs, les réalisateurs font de même avec ceux qui apprécient leur film en les traitant de dealers.

Au final, on ne peut souhaiter qu'à Larusso de faire un flop monumental et de retourner dans les limbes de la musique française, qu'elles n'aurait pas du quitter... Et qui voudrait encombrer son disque dur avec ce genre de chose, même gratuitement?

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