Le petit monde de Damien

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mardi 8 décembre 2009

Choisir son smartphone 3/5 : Nokia et Maemo 5

8 décembre

une série que j'avais commencé il y a un moment (l'été dernier) sur le choix du smartphone idéal. J'avais commencé par le trop plus répandu iPhone, et depuis, la concurrence a fourbi ses armes. Voyons ce que réserve Nokia et un appareil très particulier...

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mercredi 18 novembre 2009

Testez Office 2010 jusqu'en octobre prochain!

Testez librement, si vous aimez, vous acheterez.

bureau.PNG

Ces derniers temps Microsoft a décidé de faire les choses en grand pour garder la main sur ses clients, lesquels depuis le magnifique foirage de Windows Vista (on l'annonçait dès le départ) ont commencé à déserter, soit chez le concurrent des PC siglés d'une pomme, soit vers les contrées aventureuses de l'Open Source et des manchots. Cette opération de reconquête de son public se déroule depuis le développement de Windows 7 ainsi que la mise à sa disposition de la Release Candidate en mai dernier. Pouvoir donner au grand public l'occasion de tester librement toutes les fonctionnalités du futur système d'exploitation de Microsoft, c'était le meilleur moyen de redorer le blason de la marque, de pouvoir ajuster un certain nombre de difficultés, et en dernier s'assurer des ventes confortables, le terrain ayant déjà été préparé.

Pour information, Windows 7 est en vente depuis le 22 octobre, chaque boite recèle les deux déclinaisons 32 et 64 bits du système (vous avez donc librement le choix, selon votre configuration) et cette dernière est censée fonctionner correctement en termes de support du matériel (il était temps, les expériences avec XP64 et Vista 64 relevaient du calvaire). Par ailleurs, Seven ultimate fonctionne parfaitement sur un netbook, pour peu que vous ayez suffisamment d'espace disque (il tourne comme un charme sur mon eeePC 1000HE, mais les détenteurs de 900A ou de 901 ou équivalent équipés du disque SSD d'origine ne pourront pas l'installer faute de place suffisante). Une fois que l'on installe les pilotes prévus par le constructeur, même ceux initialement taillés pour windows XP, on obtenait un ordinateur plutôt réactif, malgré le fait qu'il mange déjà 500 mo de mémoire vive (sur les 1go prévus à l'origine). Mais totalement utilisable, contraire à Vista qui pour ceux qui ont tenté l'aventure sont revenus très rapidement au bon vieux XP.

La même chose avec Office 2010

L'accès à la RC de Seven est terminé à présent, elle prendra fin en mars prochain pour l'utilisation complète (elle imposera un redémarrage toute les deux heures par la suite) puis définitivement en juillet prochain. Office quand à lui est disponible dès à présent en bêta. Pour cela, vous avez juste besoin d'un compte LiveId (celui de Windows Live Mail par exemple) pour obtenir un numéro de série et récupérer l'exécutable d'installation de 600 mo environ. office2k10_install.pngUne fois ceci fait, l'installation est relativement rapide (en tout cas sur mon 1000HE, elle n'a pas excédé le quart d'heure, il y a très peu de choses que le programme d'installation demande). Et voila, vous êtes avec la dernière version de MS Office pour une petite année, Combinée à la RC, cela vous fait un système presque à l'oeil à court terme. Ce qui n'est déjà pas mal, et une fois que vous aurez mis le doigt dans l'engrenage, il ne vous restera plus qu'à sortir le porte-monnaie!

Les nouveautés

office2k10word.png

Commençons par quelques considérations. Les utilisateurs qui ont déjà la version 2007 ne seront pas dépaysés, Microsoft a conservé le système de rubans qui remplace les barres de menus et les barres d'outils présentes jusqu'à la version 2003. La principale différence réside dans le retour de la fonction "fichier", auparavant symbolisée par le menu "Office". Cette fois ci, il affiche un écran complet dont un sur les informations du fichier, la durée d'ouverture, les mots clés, les différentes statistiques, les différentes versions du fichier (enregistrements automatiques), et autre fonction très intéressantes, des recommandations concernant le partage des fichiers. office2k10wordinfos.pngEn effet, depuis Windows Vista, il est plus facile d'appliquer des mots-clés et des commentaires sur chaque fichier.Ce qui pose parfois problèmes en entreprises quand un utilisateur marque dedans "client chiant" ou autre mots clés fleuris... et envoie le fichier correspondant! Le destinataire appréciera. Donc voici un garde fou vous proposant de "vérifier la présence de problèmes". Ce menu prend la couleur de l'icône du programme. Dans Word, il sera bleu, vert dans Excel, orange foncé dans PowerPoint, violet dans Access etc.tutoriels assez acrobatiques pour le commun des mortels.excel2k10persoruban.png L'accent est donc mis sur l'accessibilité de l'interface. Il est d'ailleurs plus facile de personnaliser les rubans, de créer de nouveaux onglets et de nouveaux groupes. Auparavant, il fallait maîtriser l'XML pour créer de nouveaux onglets en suivant des Limitation qui gênait qui voulait avoir ses fonctions favorites sous la main et qui devait alors s'adapter obligatoirement à la logique du logiciel. Problème résolu donc. Enfin, les boites de dialogues telles "Voulez vous enregistrer les modifications du fichier" ne laissent plus apparaitre des laconiques "oui" ou "non", censées être plus rapidement compréhensibles pour l'utilisateur.

Word gagne le fameux mode "backstage" dont nous parlions il y a quelques lignes ainsi qu'un mode navigation bien pratique (déjà disponible auparavant sous le nom d'"explorateur de documents" mais regroupant à la fois l'arborescence, les miniatures et un outil de recherche dans le texte). excel2k10sparkline.pngExcel gagne des effets de graphiques intégrés dans les cellules, à l'instar de ce qu'on trouvait pour la mise en forme conditionnelle dans 2007 (des petits effets sympas pour colorer les cellules selon ses valeurs).

outlook2k10connexion.png

Celui qui a changé le plus, c'est Outlook. Dès la première ouverture, il vous demande de configurer votre compte, et est désormais capable de configurer automatiquement votre compte à partir du domaine du fournisseur (ce qui se trouve après l'@). Dans mon cas, mon compte Gmail s'est configuré sans anicroche, en IMAP, s'il vous plait.Il est enfin le dernier composant à obtenir le ruban Office, et présente des "Actions rapides" librement configurables, outlook2k10conversations.pngtelles que "Renvoyer au responsable", "Message d'équipe", "Répondre et supprimer" etc. De même, le logiciel affiche enfin les courriels sous forme de conversations, à l'instar de ce fait déjà Thunderbird ou Gmail. Il prévoit enfin une partie "personnes" sensée améliorer le carnet d'adresses en synchronisant avec un ou plusieurs réseaux sociaux les statuts de vos contacts. On espère notamment lors de la sortie officielle des connecteurs avec les principaux réseaux sociaux, tels Facebook, LinkedIn ou encore Viadeo pour le grand public, sinon, Sharepoint pour les entreprises.

Qu'en retenir?

Si comme moi vous avez sauté le passage à la version 2007 et souhaité conserver le bon vieil Office 2003, la mouture 2010 devrait pouvoir vous réconcilier avec les nouvelles interfaces de la suite Office, en permettant enfin à l'utilisateur de personnaliser son espace de travail. Au delà d'une révolution (sauf pour Outlook), c'est à nouveau une maturation d'un produit phare de Microsoft (toutes versions confondues, il est quasi impossible d'échapper à Office dans le monde de l'entreprise. Pour les utilisateurs de 2007, à moins que les principales nouveautés vous enchantent, vous pouvez rester avec 2007 qui vous apporte déjà l'essentiel.

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mercredi 22 avril 2009

Lève-toi et Boot! (partie 3)

Après avoir fait les préparatifs, place au plus gros chantier, la mécanique. Il s'agissait avant tout de faire un peu de ménage (virer la poussière avec un aspirateur et un gonfleur de matelas pneumatique, de quoi faire voler la poussière), puis désosser la seconde machine, en extraire la carte son, la mémoire et le processeur, et faire de même de l'autre côté. Ca demande une petite soirée tranquille, un bon tournevis cruciforme (à tête aimantée de préférence) et un petit brin de patience.

Les mains dans le cambouis

Démonter le Pentium II d'origine a été assez rigolo aussi, n'ayant jamais vraiment touché à cette pièce et ayant subi une certaine résistance, il a fallu que je vire l'alimentation et la carte graphique pour vraiment avoir la place pour mes gros doigts boudinés pour mieux comprendre le système de rétention et tout enlever sans rien péter. En effet, quand on regarde, les photos de l'intérieur d'un PC "moderne", on constate que la forme du processeur a changé plusieurs fois de suite. Initialement carrés sur un "socket" (toutes les séries tels que les 286, 386, 486, Pentium et Pentium MMX), le processeur est apparu avec la génération des Pentium II et des premiers Pentium III sous la forme d'un boitier à enficher sur un slot, comme une carte d'extension. Enfin, pas pour longtemps, puisque deux ans plus tard, on revenait au format sur socket classique, format qui persiste depuis. Pour maintenir à la verticale cette carte processeur, il fallait adjoindre à la carte mère un système de rétention de part et d'autre du slot. Lequel comporte des embouts à manipuler avec précaution pour désengager le processeur. Patience et délicatesse, ce sont deux bouts de plastique. Enfin, une fois les deux processeurs libérés, leur installation est beaucoup plus simple en effet. Au chapitre des surprises : les barrettes de mémoire vive initialement présentes dans le PIII ne représentaient pas 512 mo (2x256), mais 256 (2x128), donc en ajoutant la troisième barette de 128 mo, je dispose d'un total de 384 mo au lieu des 600 et quelques prévus (mais ça peut se corriger très facilement). L'assemblage initial des éléments du boitier a été particulièrement foireux au niveau des vis : je comprends maintenant pourquoi le lecteur de CD-ROM vibrait à l'utilisation. Normal, juste une vis pour le tenir c'est court, alors qu'il y en avait 4 pour le lecteur de disquettes, cherchez l'erreur... C'était l'occasion de rééquilibrer tout ça Autre surprise liée à une erreur de ma part. J'ai jamais monté de lecteur carte mémoire auparavant et je me suis rendu compte que la carte usb2 que j'ai acheté ne présente pas de connecteur 9 pins (prise à présent standard sur toute bonne carte mère récente, mais pas sur nos bonnes vieilles machines). Donc je ne l'ai pas montée en attendant de corriger la bourde.
Le reste du matériel n'a pas posé de grandes difficultés, mise à part la lutte avec les nappes IDE (les câbles gris) qui ne se laissent guère manipuler comme on le souhaite. Le ventilateur Noctua (en beige et rouge) et ses picots de fixation en silicone pour limiter les vibrations est à monter avant l'alimentation, afin d'avoir la place pour passer la main dessous (occasionnant un nouveau démontage-remontage du bloc). Au final, à l'intérieur on avait ça :

entrailles.jpg

et à l'extérieur, ça :

tower-end.jpg

Contact !

Étape suivante, l'épreuve du bouton "power", en apparence aucuns problèmes, processeur bien détecté et à la bonne fréquence, disque dur détecté, mis à part un bon gros bloquant : un des slots de mémoire vive ne répond pas, ce qui fait qu'on n'avait que 192 mo de détectés... Donc, à nouveau démontage, et remplacement de la carte mère par la P3b-F. Cette fois ci aucun problème, si ce n'est le processeur détecté à 600 mhz. On verra plus tard pour le reste, c'est le moment d'installer un système d'exploitation sur le disque dur tout neuf. Un partitionnement plus tard et nous voila sous Windows 2000. Nostalgie quand on revoit démarrer ce qui allait être les bases de Windows XP. Pas de problèmes avec les - vieux - disques de pilotes de la carte graphique ainsi que de la carte wifi, la machine est opérationnelle mais elle servira pour les vieux jeux. La suite du challenge c'est d'installer un OS linux (et de persister à s'en servir, le double boot étant souvent une "excuse" pour rester sur le bon vieux Windows. Mais ça c'est une longue aventure pleine de rebondissements et c'est pour plus tard.

samedi 18 avril 2009

Lève-toi et Boot! (partie 1)

frankenstein3.jpg

Aaah, l'informatique. La course permanente à la puissance, encore aujourd'hui, l'évolution exponentielle des performances tous les dix-huit mois, ça en a laissé des machines sur le carreau. Justement dans ma chambre traine une de ces veilles reliques, laquelle n'a pas eu la chance de connaître une évolution la maintenant au top. Forte de ses près de dix ans, elle prenait la poussière et finissait même par perdre la boule. Et plutôt que de s'en débarrasser ou de la reléguer au fond d'un placard, pourquoi ne pas lui redonner un semblant de vie et d'utilité? Ici commence une série sur les expériences "frankenstein" visant à ressusciter une veille machine et lui redonner un semblant de vie. Je sais également qu'une partie des quelques lecteurs qui passent ici n'ira pas au delà de ce paragraphe, mais pour les autres... commençons par faire le tour du propriétaire.

Y a quoi dans la boîte?

A la base, il s'agit d'une machine montée en 1997, laquelle comprenait un Pentium II 266, 32 mo de SDRAM, un disque dur de 4.3 go et une carte graphique PCI, le tout sous un Windows 95 plantogène. Elle a tout de même entretemps évolué : un peu plus de mémoire par ci, une nouvelle carte graphique par là (Geforce 2 MX sur AGP un nouveau bloc d'alimentation pour remplacer celui qui a cramé, une nouvelle carte mère parce que la précédente à lâché du jour au lendemain, bref, une machine bigarrée qui n'a pas connu les joies de l'Internet en 56k. Puis génération suivante cinq ans plus tard et une machine bonne pour prendre la poussière un peu plus loin.

L'avantage d'avoir eu quelques pièces de changées, c'est que finalement les choses ne sont pas si noires que ça. La carte mère notamment (une MSI 6163 pro) est bien taillée pour supporter des processeurs plus récents que le bon vieux pentium II.

carte mère câbles et boxon
La difficulté restait à dénicher la perle rare, un Pentium III Coppermine sur Slot 1 qui soit accepté par la carte mère (tous ne le sont pas forcément). Ce processeur, c'est un ami qui me le fournit (en se débarrassant d'une de ses veilles tours avec des petites merveilles dedans), ce qui fait que je me retrouve à présent avec deux tours et suffisamment de pièces pour faire des mélanges et créer une machine plus homogène. Un peu comme le docteur fou de Frankenstein..

les deux tours 

Et on ajoute quoi?

En l'état actuel des choses, il manquait quelques pièces supplémentaires pour que la machine fonctionne tel que je le souhaite : un poste bureautique "light" sous Linux et avec le wifi (la machine sera un étage au dessus du routeur et hors de questions de tirer un câble à travers la dalle de béton) et la possibilité d'utiliser les technologies de transfert récentes (dont clés USB 2 et cartes mémoire). Par ailleurs le pauvre disque dur est bien trop petit pour supporter un système Linux plus quelques documents voire un peu de musique. Et puis tant qu'à faire autant prévoir un ventilateur supplémentaire vu que le boitier va être plus rempli (plus de cartes d'extension). Au final, je devrais obtenir quelque chose comme :

  • Carte mère MSI 6163 pro
  • Pentium III 800 mhz
  • 512 mo de SDRAM (768 max)
  • Disque dur 160 go + 4.3 go
  • Carte graphique Geforce 2MX
  • Carte son SB 128 PCI
  • Carte Wifi OvisLink
  • Carte USB 2.0
  • Carte SCSI ISA (pour branchement d'un scanner)
  • Lecteur de cartes mémoire USB2, Lecteur CD-Rom 24x
  • Alimentation 300w

Quelque chose de suffisant pour aller sur Internet et faire un peu de bureautique. Et pour faire fonctionner Francky, deux systèmes d'exploitation : Windows 2000 pour les vieux jeux qu'on pourrait avoir envie de ressortir (Midtown Madness 1 et 2, toute la série des Myst etc. etc.) et surtout Xubuntu pour tout le reste (version 8.10 pour commencer). Normalement il ne devrait pas y avoir trop de problèmes de compatibilité avec le matériel. Comme on dit : y a plus qu'à!

Le bazar...

mardi 6 janvier 2009

L'affaire du TGI de Bonneville ou les risques auquels nous pourrions être pénalement exposés

pirate informatique

Cette histoire fait le tour d'Internet depuis deux jours, à savoir que le site internet du Tribunal de Grande Instance de Bonneville aurait été piraté. En effet, quand on tentait de charger l'adresse http://www.tgi-bonneville.justice.fr/ on se retrouvait avec un index de serveur Apache rempli de fichiers qui sentent le Tipiak à plein nez. Premières réactions : Ca y est, des gentils pirates ont prouvé que le gouvernement a tort avec Hadopi, que n'importe qui est piratable sur Internet. Sauf que les derniers rebondissements de l'histoire sont tout autres. Non, ce ne sont pas les juges de Bonneville qui téléchargeaient sur des sites warez, encore moins une prise de contrôle complète du serveur de la justice française, non, la réalité est tout autre

Copie d'écran du site tgi-bonneville.justice.fr - Source PC Inpact

. En effet, la loi Hadopi, présentée comme un projet de loi castrateur d'un pays dont les têtes dirigeantes (notamment Christine Albanel (ministre de la Culture de son état) ou encore Frédéric Lefebvre ("Goebbels" de l'idéologie technologique rétrograde de l'UMP considérant Internet comme le repaire de pédophiles, de mafias et de criminels et infoutu de dire ce qu'est le Web 2.0 qu'il voudrait volontiers taxer) à la fois ignares et en retard de quatre générations informatiques) sont les ardents défenseurs, prévoit notamment la mise en place de la riposte graduée (dont j'avais déjà parlé il y a un temps) ainsi qu'une responsabilité complète du propriétaire du point d'accès ou du serveur ayant servi à télécharger des fichiers illégaux. Autrement dit, vous et moi sommes concernés, si nous ne prenons pas les mesures adéquates pour sécuriser un serveur ou un point d'accès. Oui, sauf que dans les faits, le grand public ignore en grande majorité les questions techniques du piratage informatique et de la sécurité des réseaux notamment sans fil, qu'ils veulent principalement que ça marche dès la sortie du carton et qu'ils n'aient pas le moins du monde à s'en soucier par la suite. C'est comme cela qu'en vadrouille, il m'arrive encore fréquemment de me connecter à d'anciens points d'accès non sécurisés, dont l'IP est 192.168.0.1 et les logins sont bien trop souvent admin/password... En milieu urbain, difficile de savoir qui est connecté à quoi. Aujourd'hui, les modems des FAI sont sécurisés au minimum avec le cryptage WEP, cassable facilement au moyen d'outils relativement simples à utiliser à présent (pour peu qu'on installe un système digne de ce nom qui commence par "lin" et qui finit par "ux"). Et quand bien même où la protection WPA-TKIP est elle même menacée, cette protection pour tous relève de l'utopie.

Et notre serveur de Bonneville? Eh bien en fait, la réalité est toute autre. Foin de piratage du serveur du tribunal, "juste" un routage de DNS (Domain Name Service, permettant de donner un nom à une adresse ip). Chronologie supposée :

  1. Le propriétaire du serveur (un mineur) s'abonne à une offre kimsufi (un serveur à 19.99€/mois) il y a quelques mois, vraisemblablement pour partager quelques fichiers à titre privé (beaucoup de serveurs kimsufi semblent servir à ça). Son serveur tourne sous Ubuntu, mais il ne semble pas avoir appliqué de protection particulière, notamment vis à vis du serveur Web Apache véritable passoire quand il n'est pas tant soit peu paramétré,
  2. Un pirate (ou quelqu'un disposant de quelques compétences techniques) découvre cet accès et pénètre rapidement le fonctionnement
  3. Cette personne modifie l'annuaire DNS et fait associer ce serveur kimsufi au domaine tgi-bonneville.justice.fr
  4. L'information commence à faire le tour des forums de discussion, et le CERTA (Centre d'Expertise gouvernemental de Réponse et de Traitement des Attaques informatiques) prend contact avec le propriétaire du serveur
  5. Le propriétaire réagit en panique, coupe l'accès à son serveur et demande de l'aide

Toutefois, vu le flou artistique (lisez le sujet sur le forum ubuntu), les interprétations divergent quand au risque encouru par un mineur et son serveur non sécurisé, L'attaque DNS est toujours visible et la situation n'a pas encore été rétablie. Pour l'instant, on se retrouve avec un site gouvernemental redirigé, un mineur paniqué et un buzz assez retentissant dont il se serait bien passé. Aussi "comique" (et ça dépend pour qui), cet exemple pourrait être le premier d'une longue chaîne auquel tout citoyen serait exposé.
Ah, et à titre d'information, on cherchera quelques tutoriels de sécurisation d'Apache pour se faire une idée des bonnes pratiques si l'on se décide à recourir à un serveur dédié ( ou ici)

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